Chapitre 8

Les Prières

8.1 Le Rosaire

Durant l'hiver 2013, de mémoire, je fus invité à l'association Maître Philippe à l'Arbresle (France). Des petits rouleaux de papiers étaient mis à disposition des gens. Une parole différente que le Maître avait prononcée de son vivant y était inscrite sur chaque rouleau.
Je saute sur l'occasion : "Maître, envoie moi un message". Je prends un de ces rouleaux et je lis : "Transmute tes ténèbres en Lumière". Je réponds : "Je veux bien mais comment?". Silence...
Au printemps 2013, je tombe par hasard sur un site internet expliquant le Rosaire. La Très Sainte Vierge Marie était apparue à Saint Dominique (1170-1220) et lui dit :

"Propagez mon Rosaire, ce sera le remède contre tant de maux."

Soudain, je me rappelle cette phrase du Maître "Transmute tes ténèbres en Lumière". Je me tourne vers le portrait du Maître : "Tu crois que c'est bien ça pour moi?". Silence pesant...
je sentais que dans mon ignorance, j'avais dit une énormité. Aujourd'hui, lorsque j'y repense, je souris. Ce site internet soulignait qu'on pouvait recevoir des grâces du Ciel en récitant le chapelet. Un combat s'engage en moi. Une voix dans ma tête me dit : "Alors comme ça tu vas réciter le chapelet contre des grâces?". "Oui, effectivement, me dis-je, ce n'est pas normal. On devrait le réciter avec amour et non pas en contre-partie de telle ou telle grâce". À cet instant ce fut décisif : "Quand tu récites le chapelet, tu mets de la joie dans la Vie de la Très Sainte Vierge Marie", me dit une voix.
Banco! Elle est tellement présente dans nos vies trop souvent sans qu'on en ait conscience. Elle a tellement mis de joie dans la mienne, à moi d'en faire autant!
Je me souviens que c'était un dimanche et dès le lendemain j'achetai un chapelet en bois. Je commençai la récitation avec la détermination inconditionnelle suivante: un chapelet par jour. Pour ceux qui ne connaissent pas, le chapelet est une succession d'Ave Maria et de Pater Noster. Je le détaille plus bas. Plus les jours passaient, plus je découvrais le chapelet, plus je m'émerveillais. Souvent mon corps vibrait quand je récitais ces prières. Je mettais bien de la joie dans Sa Vie!

Voici quelques grâces que j'ai vécues et quelques enseignements de la Très Sainte Vierge Marie.

8.1.1 Sur le Serpent.

Ce matin-là, je paressais au lit. Pas envie de me lever. Puis subitement, je fus ravi en esprit. Transporté dans un lieu inattendu où un serpent s'enroulait rapidement autour de mes pieds, mes chevilles, puis mes jambes... quand brusquement une voix déclara : "Dis l'Ave Maria".
Je suis décontenancé : "Hein? ...Qu'est-ce que je fais là?". Le serpent m'étranglait de plus en plus. La Voix se fait plus pressante: "Dis l'Ave Maria". Tout allait très vite! Puis je récitais l'Ave Maria et à ma grande surprise le serpent fut pulvérisé. J'étais libre. Aussitôt, mon esprit revint sur Terre. Je me levais du lit un peu fébrile, regardais l'icône du Christ, de Marie et la photo du Maître à côté de moi : "Ok! j'ai compris à quoi sert l'Ave Maria".
Je remerciais le Ciel de cette grâce extraordinaire.

8.1.2 L'angine carabinée.

Ce jour-là, j'accueille un ami, Thomas. Il sort à peine d'une angine carabinée multi-résistante contractée lors d'un stage en pneumologie dans un hôpital de Lyon. Il me dit qu'il est guéri mais je sais que non. Le soir même je sens que je tombe malade. J'ai appris en soignant des êtres que les maladies sont beaucoup plus que ce que la science croit savoir.
Bref, dans ce cas il faut agir très vite et j'ai l'habitude de prendre mes aiguilles d'acupuncture. Mais ce jour-là, une voix m'arrête net : "Ne prends pas tes aiguilles". Je réponds : "Mais je vais être malade!". Silence...
J'obéis. Le lendemain, je constate que la maladie progresse. Je refais une tentative et de nouveau j'entends : "Ne prends pas tes aiguilles". "Bon ok!". J'obéis. Le surlendemain, je suis vraiment malade. Je constate qu'effectivement l'angine contractée à l'hôpital est plus que carabinée. Je me rappelle que pour la déloger Thomas avait dû faire appel à une armée d'antibiotiques sans compter les douleurs dans la gorge. À ce moment, je tente de nouveau et toujours le même refus. Mais le jour d'après aucune voix ne m'arrête. Je commence le combat avec mes aiguilles. Difficile. C'est enlisé, j'utilise toutes mes connaissances, j'arrive à stopper la progression à raison de deux à trois séances par jour. Peu de gens savent cela. Lorsque tu contractes une maladie, de type ORL par exemple, l'acupuncture limite les effets secondaires, par exemple éviter les 39° de fièvre et un mal de gorge insupportable... Mais là, statu quo, je n'étais toujours pas guéri. Me vient l'idée de demander de l'aide. "Ô Très Sainte Vierge Marie, je t'offre ce Rosaire. Puisses-tu me guérir car je n'y arrive pas!". Je récite un chapelet. À cette époque rosaire et chapelet étaient identiques pour moi. Dans mon enthousiasme, je récite un deuxième chapelet. Cela me rendait heureux. Au dernier "Amen", d'un coup je sens la maladie cassée en deux. Mais je ne suis pas guéri! Je sors faire une ballade et je m'adresse au Maître : "Ce n'est pas normal! Il n'y a pas plus puissant que le Rosaire". Et là, le Maître me signifie que le Rosaire c'est quatre chapelets. "Quel idiot! Mais oui Maître j'ai compris la leçon. Quand tu promets quelque chose au Ciel, tu tiens tes promesses".
Je rentre précipitamment, prends le chapelet en bois, regarde la Très Sainte Vierge Marie et commence la récitation. Il me manquait deux chapelets pour faire le Rosaire! Au dernier Amen du Rosaire, je fus instantanément guéri!

8.1.3 La transmutation en ange.

Ce jour-là de 2013, je m'apprête à réciter mon chapelet. Mais une question me taraude : "Ô Très Sainte Vierge Marie, ça marche si on récite le chapelet pour d'autres personnes que nous-même?".
Sa réponse fut au-delà du merveilleux : Je fus instantanément transmuté en ange!!! Oui, tu as bien lu. Je n'avais plus un corps d'homme mais un corps d'ange. J'avais de grandes ailes... quel émerveillement! Je les ressentais et puis tout d'un coup mon attention se déplace sur mon crâne.... une grande pression comme un anneau au dessus de ma tête d'une bonne dizaine de centimètres... je m'exclame : "Waaouh!!! c'est vrai que les anges ont un anneau, j'avais oublié!".
Tout à coup je redevins homme, dans mon corps d'homme. Je regarde la Très Sainte Vierge Marie, je remercie sincèrement pour cette grâce. J'avais compris Son enseignement. Je me rappelais aussi ce que le Maître avait dit : "Nous sommes des anges déchus". Puis je commençais la récitation du chapelet.

8.1.4 Le feu purificateur.

Fabienne, c'est une amie que j'ai connue en pratiquant l'acupuncture. Elle est chrétienne. Elle me fit découvrir Myans. "À l'époque, il y a eu un miracle dans cette ville", me dit-elle. J'emporte mon chapelet avec moi : "Ok, allons-y!". Je rentre dans l'église de Notre Dame de Myans. Je signale à Fabienne que je récite le chapelet tous les jours et qu'aujourd'hui je n'ai pas eu le temps de prier avant de partir. Elle me laisse. Je me poste devant la Très Sainte Vierge Marie : "Ô Très Sainte Vierge Marie, je T'offre ce chapelet" et je commence la récitation.

Et voilà que l'intérieur de mon corps se transmute, mes os, ma chair, mon corps font place à ce que je peux appeler un feu purificateur. C'est clairement des flammes, mais aucune douleur, au contraire que du bien-être. Je reste concentré dans ma récitation. Ce feu durera pendant presque tout le chapelet. Je finis, je suis émerveillé. Je remercie sincèrement.
Je n'ai jamais su pourquoi, mais j'ai toujours eu une admiration sans borne pour cette femme. Le Maître disait "L'être le plus élevé de tous est la Vierge. C'est l'Esprit le plus élevé du genre humain. Vous ne comprendrez jamais ce qu'est la Vierge".
Dans l'Eglise du Ciel, c'est une femme qui incarne la perfection de la création. Dans l'Eglise sur Terre, je n'y vois que des hommes au sommet des plus hautes fonctions. Combien de fois les femmes ont été, et sont encore, méprisées dans cette Eglise ou d'autres religions. Mais dans l'Eglise du Ciel, la volonté du Père est qu'une femme soit l'Esprit le plus élevé de toute la création... Tu n'as pas idée des différences qu'il y a entre l'Eglise du Ciel et l'Eglise sur Terre. L'une est parfaite, l'autre fait, comme nous, ce qu'elle peut.

8.1.5 Sa Voix.

Je passais mes vacances à la montagne avec ma femme. Ce matin du 31 juillet 2013, je m'isole pour réciter mon chapelet. "Ô Très Sainte Vierge Marie, je T'offre ce chapelet. Marie prie avec moi, prie pour nous".
Je récite et au milieu du chapelet, là, dans l'oreille droite, j'entends Sa Voix, Son vrai timbre de Voix, on récita à l'unisson le chapelet, ensemble, Elle et moi... J'ai eu la grâce de voir plusieurs fois la Très Sainte Vierge Marie, jamais face à face jusqu'à maintenant... mais là, j'entendais Sa Voix!!! Rien qu'à Sa Voix, je me disais : "Elle est vraiment comblée de grâces". Elle est douce, elle incarne la douceur maternelle. Elle a un timbre de Voix hors du commun. Je terminais mon chapelet. Je remerciais très sincèrement.

8.1.6 Tu peux m'appeler Maman.

C'est le 25 Mai 2014, un dimanche, jour de la fête des Mères. Je suis très embarrassé. C'est vers 16h, je m'apprête à aller à l'église de mon quartier pour réciter mon chapelet. J'ai l'habitude d'y aller. Avant d'aller prier Notre Seigneur Jésus, je fais toujours un détour sur la droite saluer notre Dame. Mais voilà, je sais d'après les Evangiles que notre Dame est notre Mère. Le Christ avait dit : "Jean voici ta Mère. Femme, voici ton fils". Dans le Chapelet, on prie pour que chacun de nous accueille Marie comme Reine et Mère. Que vais-je Lui dire?
J'hésite entre "Bonne Fête Maman" puisqu'elle est notre Mère et "Je te souhaite une bonne fête des Mères" puisqu'elle est Maman du Christ. Je marche en allant à l'église, c'est le dilemme. Je n'arrive pas à trancher. Et puis à force de marcher, j'arrive devant la statue de la Très Sainte Vierge Marie et juste avant que je ne La vois, j'entends de Sa Voix douce: "Tu peux M'appeler Maman".
Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je La regarde... je me dis que ce n'est pas possible... Silence...
Je sors mon chapelet et commence la récitation. "Je vous salue Marie...". Et là une voix masculine m'arrête net. J'entends : "Maman. Je vous salue Maman". Je ne comprends toujours pas. Je regarde yeux dans les yeux notre Dame comme Elle m'a appris à le faire et je recommence : "Je vous salue Marie". Et la voix masculine m'arrête net : "Maman. Je vous salue Maman". Je ne comprends toujours pas. "Je vous salue Marie..." et la voix reprend "Maman. Je vous salue Maman". À cet instant, je répète : "Je vous salue Maman". Mon corps se met à vibrer de joie... Je m'exclame : "Alors c'est vrai, je peux T'appeler Maman!".
Je ne réalise pas. Je continue mon chapelet en remplaçant Marie par Maman. Ce fut l'un des plus émouvants chapelets que j'ai récités.

Quelques jours après, une voix sournoise me dit : "Quelle est la plus belle grâce que tu aies reçue en récitant le chapelet?". Immédiatement je pense à la transmutation en ange... à Sa Voix... et je comprends d'où vient la voix : Non, la plus belle grâce que j'ai reçue, c'est qu'elle m'ait autorisé à L'appeler Maman!".
J'ai toujours voulu retrouver ma famille. J'avais testé plein de choses dans ma vie... je ne comprenais pas pourquoi dans les autres religions ou voies proposées il y avait des techniques et rien chez les chrétiens. Il m'a fallu du temps pour comprendre. Chez nous, pas besoin de techniques... l'amour et la confiance inconditionnels suffisent!

* * *

8.1.7 Le chapelet

Laisse-moi t'apprendre, si tu le permets, ma façon de faire le chapelet. D'abord deux choses! L'Ave Maria devrait être modifié comme suit:

Je vous salue Marie/(Maman) comblée de grâce, Reine du Ciel,
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes.
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous, pauvres pécheurs,
Maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

Tu ajoutes "Reine du Ciel" car Maître Philippe de Lyon le récitait ainsi et que dans le chapelet aux Mystères glorieux, tu pries pour qu'Elle soit accueillie comme "Mère et Reine du Ciel" (Vatican II).
Essaie et tu verras la différence. En rajoutant cette phrase, je sens une purification au plus profond de mon âme, ce qu'il n'y avait pas avant. J'avais demandé à Notre Père avant de réciter mon chapelet : Père, c'est quoi la différence entre mon esprit et mon âme, et c'est où dans le corps?". Et Notre Père m'avait fait sentir mon âme et mon esprit. C'est pour cette raison que je précise l'ajout "Reine du Ciel".

Le Maître insiste sur le fait de modifier le Pater Noster car la traduction n'est pas bonne. Il y a eu récemment un débat au sein de l'Eglise Catholique en faveur de ce que le Maître souhaite, mais les habitudes sont tenaces.

Notre Père qui es aux Cieux,
Que Ton nom soit sanctifié.
Que Ton règne vienne.
Que Ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi,
À ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas succomber à la tentation,
Mais délivre-nous du Mal.
Amen.

La suite est simple. Tu te signes et débutes par le Credo:

"Je crois en Dieu, le Père tout puissant, créateur du Ciel et de la Terre et en Jésus-Christ son Fils unique, Notre Seigneur, qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux Enfers, mais...
...Mais le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté au Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout puissant d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint, à la Sainte Eglise Catholique, à la communion des Saints, à la rémissions des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen."

Dans le Credo, il s'agit de la Sainte Eglise Du Ciel et non de la Terre que tu connais et qui est, comme nous d'ailleurs, perfectible. Cette prière est très puissante. On ne devrait pas la négliger.
Un jour, j'étais à l'église au pied de la Croix. Je termine la récitation du Credo par "... Je crois en la vie éternelle". J'entendis alors une voix grave et pleine d'autorité venant de la Croix, qui me fit tressaillir, me dire :

"TU FAIS BIEN".

Sur les "petits grains", tu récites l'Ave Maria. Juste avant les "gros grains", tu récites :

"Gloire au Père, au Fils, au Saint Esprit comme il était au commencement, maintenant pour toujours, dans les siècles des siècles, Amen."

Puis tu récites dans l'ordre un des cinq passages proposés par le chapelet sur les Mystères Glorieux, Douloureux, Lumineux ou Joyeux suivant le jour. Puis le Pater Noster sur le "gros grain" et les 10 Ave Maria qui se suivent... etc.

*

Le Lundi et le Samedi : Les Mystères Joyeux. Cinq étapes.

I) L'Annonciation à Nazareth : L'Archange Gabriel lui dit : "Sois sans crainte Marie, car tu as trouvé grâce aux yeux de Dieu." (Luc 1.30)
Avec Maman, laissons-nous toucher par l'Amour du Père, et adhérons à sa volonté. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père Merci. Maman Merci.)

II) La Visitation : "Marie entra chez Zacharie et salua Elisabeth... elle fut remplie de l'Esprit Saint." (Luc 1.40)
Avec Maman, vivons l'amour fraternel, la joie, la famille! Si telle est la volonté du Père. (OU : Père Merci. Maman Merci.)

III) La Nativité : "Je vous annonce une grande joie, aujourd'hui vous est né un sauveur." (Luc 2.10)
Avec Maman et les bergers, demandons la pauvreté du coeur, l'esprit d'adoration, l'amour pour tous les êtres. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père Merci. Maman Merci.)

IV) La Présentation au Temple : "Ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur." (Luc 2.22)
À la suite de Jésus, laissons-nous présenter à Dieu, par Marie, notre Mère. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père Merci. Maman Merci.)

V) Jésus au temple à 12 ans : "Ils le trouvèrent dans le Temple... Il leur dit : Je dois être dans la maison de mon Père." (Luc 2.46)
Demandons la fidélité aux exigences de l'appel de Dieu sur nous. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père Merci. Maman Merci.)

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Le Mardi et le Vendredi : Les Mystères Douloureux. Cinq Etapes.

I) L'Agonie de Jésus à Gethsémani : "Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation; l'esprit est ardent, mais la chair est faible." (Marc 14.38)
Accorde-moi, Seigneur, la grâce de la prière et de l'offrande de ma vie. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père merci, Maman merci.)

II) La Flagellation : "Les hommes qui le gardaient, le bafouaient et le battaient." (Luc 22.63)
Accorde-moi, Seigneur, le pardon de mes fautes et la grâce de pouvoir pardonner. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père merci, Maman merci.)

III) Le Couronnement d'épines : "Je suis Haut et Saint, mais je suis avec l'homme contrit et humilié." (Isaie 57.15)
Délivre-moi, Seigneur, de l'esprit de domination, de vanité, d'orgueil, de l'esprit de mensonge et de perfidie, de l'esprit de doute et de luxure. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père merci, Maman merci.)

IV) Le Portement de la Croix : "S'accablant Lui-même de leurs fautes, Il portait le péché des multitudes." (Isaie 53.11)
Seigneur Jésus, accorde-moi la compassion, la persévérance dans l'amour et la foi inébranlable. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père merci, Maman merci.)

V) Jésus meurt sur la Croix : "Tu rachetas pour Dieu au prix de ton sang, des hommes de toutes races, langues, peuple et nation." (Apocalypse 5.9)
Aide-moi à aimer tous les êtres comme Toi tu les aimes. Donne-moi la conscience de l'amour unique que tu as pour moi. Entre tes mains je remets mon corps, mon esprit et mon âme. Si telle est la volonté du Père. (OU : Père merci, Maman merci.)

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Le Jeudi : Les Mystères Lumineux. Cinq Etapes.

I) Le Baptême au Jourdain : "Une voix venue des Cieux disait : Celui-ci est Mon fils bien-aimé..." (Matthieu 3.17)
Avec Maman, entrons dans la mission du Fils bien-aimé par une vie renouvelée. Si telle est la volonté du Père.

II) Les Noces de Cana : "Marie, la mère de Jésus, dit aux servants : Tout ce qu'Il vous dira, faites-le." (Jean 2.5)
Maman, Toi qui a cru que Jésus pouvait changer l'eau en vin, ouvre nos coeurs à la Foi. Puisse notre foi devenir inébranlable. Si telle est la volonté du Père.

III) Jésus annonce le Royaume : "Le Royaume de Dieu est proche, repentez-vous et croyez à l'Evangile." (Marc 1.15)
Maman, apprends-nous à conformer notre existence à la volonté de Dieu. Si telle est la volonté du Père.

IV) La Transfiguration : "Il fut transfigurer devant eux : son visage devint brillant comme le soleil." (Matthieu 17.2)
Maman, donne-nous de percevoir la gloire de la divinité de Jésus pour mieux Le suivre. Puis-je m'abandonner dans l'Amour du Christ. Si telle est la volonté du Père.
(Nota : J'ai vu à la Basilique de Fourvière à Lyon la statue de la Très Sainte-Vierge Marie et l'Enfant Jésus transfigurée en corps de Lumière.)

V) L'institution de l'Eucharistie : "Prenez et mangez, ceci est mon corps." (Matthieu 26.26)
Maman, apprends-nous à découvrir l'extraordinaire présence de Dieu dans la Sainte Eucharistie sous les signes du pain et du vin. Si telle est la volonté du Père.

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Le Mercredi et Le Dimanche : Les Mystères Glorieux. Cinq Etapes.

I) La Résurrection : "Ne crains pas, je suis le Vivant; Je fus mort et me voici vivant pour les siècles des siècles." (Apocalypse 1.18)
Demandons le renouvellement de la Foi et de la Gloire de Jésus sur tout l'Univers et sur tous les êtres quels qu'ils soient, où qu'ils soient. Si telle est la volonté du Père.

II) L'Ascension : "Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu." (Jean 20.17)
Demandons une ferme espérance dans les paroles de Jésus. Si telle est la volonté du Père.

III) La Pentecôte : "Le Consolateur, le Saint Esprit que le Père enverra en mon nom, c'est Lui qui vous enseignera." (Jean 14.26)
Avec Maman, demandons une nouvelle Pentecôte d'Amour sur le monde. Puisse l'Esprit Saint nous apprendre. Si telle est la volonté du Père.
(Nota : L'Esprit Saint, c'est-à-dire l'esprit de Vérité, le Paraclet (Jean 14-16) de l'Evangile... est féminin. Nous avons été conçu dans le ventre de notre maman. Le Credo nous apprend que le Christ est conçu de L'Esprit Saint.
L'Evangile selon Philippe, Planche 103 déclare: "Certains disent que Marie a été féconde par la grâce de l'Esprit Saint, ils ne savent pas ce qu'ils disent. Comment le féminin féconderait-il le féminin?...".
J'ai moi-même eu la grâce d'avoir vu l'Esprit Saint quatre fois, deux fois sous la forme d'une colombe comme décrit dans l'évangile en récitant la petite prière du coeur (prière orthodoxe) dans ma chambre et à Jérusalem. Une fois, j'ai aperçu une partie de Son corps qui n'est pas un corps de matière. Une autre fois c'était à l'église Saint-Pierre de Vaise. Le Paraclet, L'Esprit Saint est féminin!)

IV) L'Assomption de Marie : "Après Son assomption son rôle ne s'interrompt pas." (Vatican II)
Maman, tu es un pont d'amour entre le Ciel et nous; manifeste ta présence maternelle en nos vies et apprends-nous la charité. Si telle est la volonté du Père.

V) Le Couronnement de Marie : "Elevée corps et âme à la gloire du Ciel... comme Reine de l'Univers." (Vatican II)
Accueillons Marie comme Mère et Reine pour que se réalise pleinement le Royaume de Dieu au Ciel, sur la Terre, dans nos coeurs, nos esprits, nos âmes et toutes nos cellules. Si telle est la volonté du Père.

8.1.8 Quelques Conseils!

- Le chapelet est souvent coupé en deux à l'église. Le leader récite les premières lignes, et le groupe les dernières lignes. Je n'ai jamais eu le corps qui vibrait quand je n'en récitais qu'une partie. De même quand je le chantais. Je conseillerais donc de le réciter entièrement.

- NE récite JAMAIS dans le vide. Notre Père et la Très Sainte Vierge Marie m'ont souvent dit :

"Regarde Moi dans les yeux."

- Prends une icône, une statue dans une église par exemple et fixe la dans les yeux, face à face! C'est CAPITAL!!! Il y a des raisons profondes à cela. Pour le Pater Noster, fixe une icône du Christ yeux dans les yeux, face à face. Pour l'Ave Maria, fixe une icône de la Très Sainte Vierge Marie, yeux dans les yeux, face à face.

Voici une anecdote. Au Viêtnam pendant les vacances, je demandais au Christ de me réveiller vers 5h50 du matin pour le chapelet, car avec les visites de la journée je savais que je n'aurais pas le temps de prier. Je ne voulais pas utiliser la sonnerie pour ne pas réveiller ma femme. Vers 5h45, je me levais naturellement. Je regardais le visage du Christ sur une photocopie du Saint Suaire du Turin et une icône que j'avais amenées. Je Le remerciais de m'avoir réveillé comme d'habitude à cette heure: "Je suis là", me dit-Il. La lampe de chevet clignotait brièvement d'elle-même, j'appelais cela un clin d'oeil de Lumière. Je faisais ma prière du matin, puis je me mettais au bureau pour le chapelet. À cette époque, j'avais du mal à Le regarder yeux dans les yeux, face à face. Ce jour-là, je commence le chapelet. Je termine une dizaine d'Ave Maria. Puis viens le Pater Noster. À ce moment mon regard fuit. "Regarde-Moi dans les yeux", me dit-Il. "Mais Seigneur, c'est très impressionnant!", Lui dis-je. Il me répondit avec douceur : "Je sais, regarde-Moi dans les yeux."
Depuis cet instant, je L'ai toujours regardé dans les yeux... Je dois avouer que c'est toujours très impressionnant. Un jour, tu auras la certitude que Jésus est Dieu incarné en Homme, que ton Créateur est devant toi quand tu pries. Le chapelet prendra alors un autre sens et tu comprendras mieux pourquoi il est vital de réciter le chapelet en Le regardant dans les yeux.

- Comme ILS me l'ont appris, le MIEUX c'est de réciter dans ta tête, pas à voix haute... puis avec le temps ce ne sera plus toi mais ton âme qui récitera! Il y a des raisons profondes à cela.

- Tu n'as aucune idée de la puissance de ces prières. On devrait les prendre très au sérieux et ne les négliger sous aucun prétexte!

- Avant de commencer un chapelet, je dis toujours :
"Maman (Ô Très Sainte Vierge Marie), je T'offre ce chapelet. Maman prie avec moi, prie pour nous."
Il est pour moi capital d'offrir. Tout appartient à Dieu, Créateur de toute chose. Que peux-tu offrir, si ce n'est des chapelets et ta transformation personnelle en un être meilleur?

- Pour les Mystères Douloureux, je dis à la fin du chapelet :
"Père, merci d'avoir souffert pour nous et pour moi. Maman, merci d'avoir souffert pour nous et pour moi. Grande soeur, merci d'avoir souffert pour nous."
Le Maître insiste : "On ne remercie jamais assez". On n'a aucune conscience de ce que ces Êtres ont fait pour nous. Si tu en avais conscience, tu pleurerais beaucoup. C'est pour ça que je rajoute "pour moi", pour ne jamais oublier!

Un jour, je terminais la fin du chapelet sur les Mystères Douloureux par cette phrase : "Père, merci d'avoir souffert pour nous et pour moi. Maman, merci d'avoir souffert pour nous et pour moi. Grande soeur, merci d'avoir souffert pour nous".
Et ma grande soeur de me répondre : "Merci d'avoir souffert pour nous". Pétrifié, je repensais à ma troisième vision du Christ où je me voyais crucifié sur une croix...

8.2 Le chapelet de la Miséricorde Divine

Il y a un autre chapelet que je fais toujours après le chapelet traditionnel c'est celui de la miséricorde divine transmis par Soeur Faustine. Pourquoi? ... parce que le Ciel me l'a conseillé. C'est une amie en novembre 2013, Sophie, qui me dit : "Tiens, j'ai récupéré une fiche cartonnée avec la prière de Sainte Faustine. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à toi et je te l'offre".

Sainte Faustine et Le Christ tel qu'elle L'a vu.

Cela faisait plusieurs fois que je tombais "comme par hasard" sur ce chapelet en surfant sur le net alors que je ne soupçonnais nullement son existence. Mais ce genre de phrase, j'y suis habitué. Quand on me transmet quelque chose qui vient du Ciel et qu'on me dit "Tiens, j'ai pensé à toi"... je traduis ce que le Ciel me dit avec délicatesse par: "Il serait bon pour toi que tu récites ce chapelet, tu as des expériences à vivre!".
J'accepte! Mais soudain je recule. Je lis cette prière si mystérieuse et je n'en comprends pas le sens.

Je m'explique. Voilà qu'un jour Sainte Faustine voit une apparition de Jésus-Christ. Il lui dit de faire un nouveau chapelet en plus de celui qu'avait donné la Très Sainte Vierge Marie lors d'une apparition à Saint-Dominique. Concrètement:

Tu commences par te signer, puis 1 Pater Noster, 3 Ave Maria, le Credo et là tu dis :

Sur les gros grains : Père Eternel, je T'offre le Corps, le Sang, l'Âme et la Divinité de Ton Fils Bien-Aimé, notre Seigneur Jésus-Christ en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

Sur les petits grains : Par Sa douloureuse Passion, prends pitié de nous et du monde entier.

Puis, tu conclus ton chapelet en disant trois fois : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier.

Je termine comme Maître Philippe me l'avait appris, pour toute prière, par : "Si telle est Ta Volonté".
Mais voilà, comment puis-je offrir quelque chose que je n'ai pas? Soudain je repense aux Visions d'Anne-Catherine Emmerich au XVIII eme siècle. J'avais lu son oeuvre. Elle avait vu la Cène comme si elle y était. Lorsque le Christ rompit le pain, elle avait vu la Lumière sortir de Lui et aller dans chacun de Ses disciples.
Je m'exclame d'admiration : "Non, ce n'est pas vrai! Il a déchiré son manteau divin de Lumière pour en donner à chacun un morceau!". C'était incroyable! Ce don extraordinaire dormait en chacun de nous sans que personne n'en ait conscience. Il n'y avait que Dieu pour être capable d'un tel don!
Je m'apprête à réciter ce chapelet puis soudain je recule à nouveau. J'ai le pressentiment qu'à chaque fois que je le réciterai, le Christ souffrira. Je repense à cette phrase terrible du Maître : "Si l'on est guéri d'une maladie quelconque, c'est que notre âme est dégagée, c'est une grande grâce qui est accordée. Il faut se pénétrer que quelqu'un s'est chargé de ce fardeau". (15-1-1895)
Je me disais : "Si le Père prends pitié, c'est que le Fils souffre à notre place, il se charge de ce fardeau que décrit le Maître". Pour moi, ce n'était pas acceptable. À cette époque je ne comprenais pas grand chose de cette prière. Je refusais de la réciter malgré les voix qui m'y exhortaient. Mais un jour, je me rends à l'évidence, nous n'avons pas les moyens de lutter, quelqu'un de plus grand doit prendre sur lui une grosse part du fardeau afin de nous tirer du guet-apens dans lequel nous nous sommes fourvoyés depuis la chute originelle et nous montrer le chemin. Nous sommes en novembre 2013. Je me mets à genoux, j'implore le Père pour le Fils et je récite le chapelet.
Quelle ne fut pas ma surprise! Sur le : "Père Eternel, je T'offre le Corps, le Sang..." mon corps se mit à vibrer. Très rapidement les lobes gauche et droit de mon cerveau s'écartèrent l'un de l'autre puis je sentis comme une main plonger dans mon crâne, plus exactement dans mon âme, comme pour prendre quelque chose, puis mon cerveau s'est refermé brusquement. Tout s'est passé très vite, sans aucune douleur. C'était très impressionnant mais je le répète sans aucune douleur!
Une fois le chapelet terminé, je remerciais sincèrement. Dieu, Notre Père, avait donc accepté cette offrande que je Lui faisais. On avait bien en nous, caché dans notre âme, "le Sang, le Corps, l'Âme et la Divinité de Notre Seigneur Jésus". C'était très impressionnant.

J'incluais donc ce chapelet de la miséricorde divine à ma prière journalière.

Voici une autre anecdote sur ce chapelet. Les jours se passaient, et quotidiennement je récitais ce chapelet après celui de la Très Sainte Vierge Marie. Mon corps en général vibre quand je le récite. Pourquoi ce jour-là, Dieu seul le sait! Je le récite avec une foi toute particulière. Je m'agenouille devant le Christ au moment de réciter les trois dernières phrases :

Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier et je conclus comme le Maître m'a appris par : "Si TELLE est Ta Volonté".
À ce moment-là, j'entends une Voix venue de très loin, puissante, pleine de gravité et d'autorité qui déclare :

"TELLE EST MA VOLONTE."

Je compris qui me parlait à cet instant. Je m'inclinais encore plus qu'avant et dis d'une voix basse en tremblant : "Oui Père..., Merci Père". Je me retirais de l'icône du Christ qui était devant moi en chancelant, me disant : "C'est au-delà des mots!". Je me rappelais alors ce passage de l'Evangile sur la transfiguration où les apôtres étaient terrifiés face contre terre.

Voici une autre anecdote sur ce chapelet. C'était fin décembre 2013, j'étais à Jérusalem en pèlerinage pour remercier Notre Père, Jésus-Christ, pour m'avoir donné Son Sang cette nuit du 24 au 25 décembre 2012. Je ne peux pas tout te raconter mais ce jour-là j'ai eu une vision du Mal, je l'ai touché de mes mains. À ce contact, la vie qu'il y avait dans mon coeur commença à se retirer, je commençais à avoir des douleurs cardiaques sévères et surtout à prendre conscience de la mort qui s'installait petit à petit en moi comme un voile très épais qui s'étendait. Je paniquais.
Une lutte s'engageait en moi, tout allait très vite : "Quel idiot! Qu'est-ce qui t'a pris de le toucher?" me disais-je avec sévérité. Je me répondais : "Mais j'en sais rien, j'étais comme puissamment attiré... Bon ok, pas de panique, on réfléchit".
Tout allait très vite! Je me rappelais de l'enseignement que le Maître avait donné et que j'avais lu: "Si Dieu vous envoie une épreuve, c'est que vous avez les moyens d'y faire face". Je me dis en moi : "Ok, j'ai donc les moyens d'y faire face, j'accepte donc l'épreuve... hum! de toute façon je n'ai pas trop le choix. Et t'a appris quoi d'autre? ... L'Ave Maria, la prière la plus puissante après le Pater". Les douleurs s'accentuaient. Je me rappelais l'anecdote du serpent pulvérisé par l'Ave Maria. Je me rassurais. "Un Ave Maria et ce sera terminé". Je récitais l'Ave Maria, mais rien! rien! rien! Ce n'est pas possible! Aussitôt je panique. Tout va vite, très vite.
Puis je réalise : "Mais oui! Dieu ne veut pas que j'utilise l'Ave Maria mais le Pater, prière la plus puissante!". Je récite alors le Pater Noster plusieurs fois sans m'arrêter. Les douleurs cardiaques s'estompent, la mort qui avançait dans mon coeur s'arrête... mais... mais ne recule pas!
Cela se passait dans ma chambre chez les soeurs à Jérusalem. Je regarde le Maître : "C'est pas possible! Il n'y a pas plus puissant que le Pater". Silence...
Mais je sens sa présence... Il ne veut rien dire mais c'est comme un "tu y es presque, continue!". Cela me rassure. J'avais acheté des hosties à Nazareth. Je tente! Notre Père veut peut-être que j'utilise les hosties. J'en prends une et je demande au Christ de la transsubstantier. J'en avale une mais rien ne se passe. Bon, je me suis trompé, Dieu ne veut pas que je passe par ce chemin...
Soudain quelqu'un frappe à la porte, c'est Jean-François. Il faisait partie de mon groupe de pèlerins. J'ouvre, je fais semblant que tout va bien mais ce n'est vraiment pas le cas. Les douleurs cardiaques sont toujours là et la mort, ce voile très épais qui avait cessé de s'étendre parce que je récitais en moi le Pater Noster en quasi continu était toujours présent. J'ai toujours le souffle coupé.
"Qu'y a -t-il?", dis-je. "Tu te rappelles, tu nous avais dit que tu allais nous apprendre le chapelet de la miséricorde divine?", me répondit-il. La situation était, avec le recul, assez cocasse. Moi, qui à cette époque ne me sentais pas catholique, j'allais transmettre à ce groupe de chrétiens catholiques et au prêtre qui nous accompagnait le chapelet de Soeur Faustine tout en faisant semblant d'être au mieux de ma forme pour sauver les apparences. Inutile en effet de raconter ce qui se passait, même à des catholiques, ils ne m'auraient pas cru. Voilà que je rentre dans la pièce où le groupe se tenait autour du prêtre. J'ai du mal à avancer, le souffle est coupé. Je m'installe dans un fauteuil et attends que le prêtre termine son discours.
Je fais le bilan: "Pour l'instant c'est stable mais toujours là". Puis ma tête se tourne machinalement vers la gauche. Un jeune garçon avait l'image cartonnée de Sainte Faustine accompagnée du Christ (figure ci-dessous). Son Coeur rayonnait sur l'image.

Spontanément, je la prends et la mets sur mon propre coeur... ET LÀ! Quelle ne fut pas ma surprise! Ce voile épais de la Mort qui enveloppait mon coeur se déchira brusquement en deux. La Lumière rejaillissait, la Vie revenait en moi, l'épreuve était terminée.
Tu ne peux pas imaginer le bonheur qui était en moi! J'avais vécu le sens de ce chapelet, j'avais vécu : "Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie", j'avais vécu : "Je suis la Lumière de ce monde" et plus encore, j'avais ressenti de manière très intime le moment où le Christ mourut sur la Croix, les voiles du temple s'étaient déchirés comme s'était déchiré le voile épais de mon coeur. Ce jour-là, Il avait vraiment vaincu la Mort qui est la pire des malédictions, par la Vie qui est la plus grande bénédiction.

Je transmis ce chapelet à mon groupe. Puis je remontais dans ma chambre. J'ai chanté et dansé devant la Croix pendant un très long moment. Je remerciais le Christ d'avoir partagé ce moment d'intimité en me faisant vivre dans ma chair ce moment extraordinaire et en répétant je ne sais combien de fois : "Mais c'est extraordinaire ce que Tu m'as fait vivre!".
Le lendemain, le réveil sonnait vers 5h45. J'étais présent, le Christ aussi, je commençais mon chapelet.

Le Maître, un jour, m'a dit à propos du chapelet de la miséricorde divine: "C'est plus qu'une prière, c'est une manière de vivre"!

8.3 La petite prière du coeur

C'est la prière orthodoxe : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur." Elle est inspirée de l'Evangile de Matthieu 9-27 : "Comme Jésus s'en allait de là, deux aveugles le suivirent, qui criaient et disaient : "Aie pitié de nous, Fils de David!".

C'est sur cette prière qu'est bâti le livre Récits d'un pèlerin russe. C'est avec cette prière que j'ai vu l'Esprit Saint comme Jean-Baptiste l'a déclaré et que j'ai été baptisé dans l'Esprit Saint à Jérusalem le jeudi 26 décembre 2013. C'est avec cette même prière que j'accompagne les gens qui viennent me voir pour une séance d'acupuncture. Je récite alors en continu : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de Madame NOM PRENOM, pécheresse" ou "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de Monsieur NOM PRENOM, pécheur".

J'ai été subjugué par les saints orthodoxes. Je me rappelle de Séraphim de Sarov mort en 1833. Il avait vu 12 fois la Très Sainte Vierge Marie et avait été transfiguré. Serge de Radonège me fait aussi une très grande impression, quand je le regarde mon coeur s'illumine.

Nous sommes le 24 décembre 2013 à Nazareth toujours dans le cadre de mon pèlerinage. Il y a deux églises de l'Annonciation dans cette petite ville non loin l'une de l'autre qui prétendent être toutes deux sur le lieu de l'Annonciation de l'Archange Gabriel à la Très Sainte Vierge Marie. L'une est orthodoxe, l'autre catholique. Ce soir-là nous avons rendez-vous à l'église catholique pour la célébration de la naissance du Christ. Avant d'y aller, je m'attarde dans l'église de l'Annonciation orthodoxe. Il y a au fond un petit cours d'eau qui passe. Je m'approche et me vient une idée. Avec le ressenti que le Ciel m'a accordé, je devrais peut-être savoir où cette Annonciation a vraiment eu lieu. Je demande : "Ô Très Sainte Vierge Marie, donne-moi un signe". Subitement, je suis entouré d'amour, il y a une très grande présence dans cette église orthodoxe autour de l'endroit où je suis, près de la rivière, là où les orthodoxes pensent que le miracle a eu lieu. Je suis convaincu. Une telle présence! Les catholiques se sont trompés, c'est vraiment là que l'Annonciation a eu lieu.
Je remercie sincèrement et m'en vais vers l'église de l'Annonciation catholique. Cette église est bâtie sur l'ancienne maison où aurait habité la Sainte Famille. Je m'y approche. Puis quelque chose me dit de recommencer l'expérience. De nouveau, je redis : "Ô Très Sainte Vierge Marie, donne-moi un signe". Je suis alors entouré du même amour, de cette même présence en tout point pareil à ce que j'avais vécu dans l'église de l'Annonciation orthodoxe!!!
Je souris : "Ok, j'ai compris, dis-je au Ciel, pas de différence entre les deux églises!".





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