Chapitre 2

Vie de Maître Philippe de Lyon : Résumé

Tu as compris que cet homme a joué et joue toujours un rôle central dans ma vie. Mais qui est-il? On appelait souvent cet homme "Monsieur Philippe de Lyon", "le père des pauvres", "Homme de Dieu", "thaumaturge", mais le plus souvent "Maître". Nous esquisserons les grands traits de sa vie en quelques dizaines de lignes. Nous renvoyons le lecteur à Vie et Paroles d'Alfred Haehl, l'un des disciples qui l'a suivi et au livre : Les Réponses de Maître Philippe, recueil de citations et de faits rédigés notamment par son frère Auguste Philippe et regroupés par Philippe Colin.

Maître Philippe de Lyon.

Nous citons un passage de Vie et Paroles (Page 19). M. Philippe naquît au Rubathier, Loisieux Sainte Croix en Savoie le mercredi 25 avril 1849 à 3 heures du matin. On lui donna les prénoms de Anthelme Nizier.

Maison d'enfance de Maître Philippe de Lyon.

Enceinte, sa mère fit une visite au Curé d'Ars qui lui révéla que son fils serait un être très élevé. Lorsqu'approcha le moment de sa naissance, elle se mit à chanter en tenant à la main une branche de laurier. Il faisait un orage épouvantable, puis on vit une grande étoile très brillante. On revit cette étoile le jour de son baptême qui eut lieu à l'église de Loisieux, et le curé en fut frappé. Son père, Joseph, né en 1819 mourut en février 1898. Sa mère Marie Vachod, née en 1823, est décédée en décembre 1899. Ils eurent cinq enfants. À 14 ans, M. Philippe vint à Lyon chez son oncle Vachod, boucher au 22 rue d'Austerlitz à la Croix-Rousse. Son oncle était incroyant. M. Philippe vint le voir le soir sur son lit de mort et, lui mettant un doigt sur le front, lui dit : "Tu n'as pas cru, vois maintenant".
Il prit dans les années 1874-1875 cinq inscriptions d'officier de santé à l'Ecole de Médecine et Pharmacie de Lyon. Il guérissait souvent les malades et les médecins apprirent qu'il était guérisseur. Il fut interdit de suivre les cours "parce que faisant de la médecine occulte, véritable charlatan". Il dut écrire au ministre pour avoir ses papiers et son exeat. Il eut par la suite, régulièrement des ennuis avec la justice à cause de l'ordre des médecins. En 1877, M. Philippe épousa Jeanne Julie Landar que sa mère avait amenée aux séances afin d'y être guérie. La famille Landar était riche et estimée.

Le Clos Landar à l'Arbresle.

Le 11 novembre 1878 naquit à l'Arbresle sa fille Jeanne Victoire, puis un fils le 11 février 1881, nommé Albert mort à l'âge de 3 mois de la variole.

Jeanne Victoire Philippe.

M. Philippe donnait régulièrement des séances à Lyon ouvert au public. Toutes les classes sociales étaient présentes. Il n'y avait aucune classe privilégiée. Aux séances, beaucoup de gens affluaient. Il y faisait des guérisons miraculeuses, expliquait les Evangiles, donnait des enseignements. Certaines personnes prirent des notes qui furent regroupées par la suite. De ces notes, on peut étudier l'enseignement que le Maître dispensa durant sa vie.
Les plus grands de ce monde le sollicitaient pour les soins et conseils qu'il prodiguait. Il fut notamment appelé par le Bey de Tunis où il fut nommé le 22/02/1881 officier du Nicham Iftikar, par les grands Ducs, par le Tsar de Russie Nicolas II à plusieurs reprises et par le Prince de Monténégro. Son C.V. est très impressionnant. (Voir Vie et Paroles d'Alfred Haehl.)

En 1894, Maître Philippe présenta Jean Chapas, son disciple bien-aimé, aux malades à la session qui avait lieu au 35 rue Tête d'Or et leur dit : "Maintenant M. Chapas est chargé de faire ce que je faisais autrefois... Nous sommes les pêcheurs venus pour pêcher ceux qui voudraient s'échapper".

En 1895, il leur annonça que "de grands pouvoirs sont dès aujourd'hui donnés à M. Chapas". Et c'est ce qui se passa. Jean se mit à soigner, à guérir miraculeusement et à donner un enseignement dans la continuité du Maître.

En août 1904, sa fille Victoire tomba gravement malade. Alors que son entourage le suppliait pour obtenir de lui la guérison de sa fille, M. Philippe déclara : "La volonté du Ciel est qu'elle s'en aille; cependant pour vous prouver que le Ciel peut tout, elle ira mieux pendant deux jours, mais le troisième, elle reviendra à l'état où elle est en ce moment".
Ce fut comme le Maître le prédit. Elle décéda le 29 août 1904. Alfred Haehl témoigne : "Il a dit qu'il avait sacrifié sa fille, qu'il s'était enlevé le droit de la guérir et qu'elle était partie pour aplanir le chemin". "Cette mort", disait le Maître, "m'a crucifié vivant".

Les derniers temps de sa vie, M. Philippe souffrait d'étouffements et de douleurs aigües au coeur. Il décéda le mercredi 02 août 1905. Son corps repose au cimetière de Loyasse à Lyon, dans la sépulture de famille. Jean Chapas décéda le 02 septembre 1932 et repose aussi au cimetière de Loyasse non loin du Maître.