Chapitre 1

Introduction

Ce que tu vas lire dépasse de loin ton entendement. J'en suis conscient. C'est le plus beau cadeau que je puisse te faire, le plus beau cadeau que je puisse faire à l'humanité.

Tout a commencé vers mes 33 ans et demi à Châtel-Montagne dans l'église du XII eme siècle.

Je me nomme Philippe Leroux. Je suis né clair-auditif. Clair-auditif veut dire que tu entends des voix. Toi aussi tu l'es, mais tu n'en es probablement pas encore conscient. Cela te donne des sortes de mini-prophéties sur ta vie. J'ai toujours cherché depuis gamin un sens à ma vie mais sans succès jusqu'alors. J'avais été au catéchisme, je n'avais pas compris grand chose. Je n'aimais pas aller à la messe, cela m'ennuyait. J'avais oublié l'Ave Maria et connaissais approximativement le Notre Père.
Mais je me rappelle que j'aimais entrer dans les églises, il y avait comme une sorte de présence, je m'y sentais bien. J'embrassais souvent la Très Sainte Vierge Marie quand je recevais de bonnes nouvelles. J'avais pour Elle une admiration sans bornes mais, là aussi, sans savoir pourquoi. J'étais croyant mais un peu comme Saint Thomas...

À la suite de mes études de physique théorique à Orsay, j'ai soutenu une thèse de doctorat de mathématiques à Rennes. Je tentais de comprendre l'oeuvre de Dieu, mais sans grand succès. Après avoir réussi l'agrégation de mathématiques, une voix me dit d'aller enseigner. "C'est ça que tu veux, tu veux que j'aille enseigner à des adolescents?", lui répondis-je. J'étais désarçonné, je ne voyais pas l'intérêt de faire d'aussi longues études pour finalement aboutir à enseigner des choses très simples. Je n'ai compris que bien plus tard.

Vers 2007, j'entreprends des études de médecine traditionnelle chinoise. Je travaille mon ressenti. J'apprends à raisonner avec une autre logique que celle qu'on m'avait apprise. Durant cette année, mon grand-père paternel décède subitement à l'hôpital. Je savais qu'il allait mourir, une voix m'avait prévenu. Je pris l'avion et demandai à Dieu de retarder son décès pour qu'il puisse mourir dans mes bras. J'avais été exaucé.
Lors de son enterrement, je me mis à parler à mon grand-père : "Tu ne t'es pas vu mourir, viens me voir cette nuit. Je t'expliquerai comment ça s'est passé". J'avais même étudié son dossier médical avant de lui faire cette proposition. Et puis cette fameuse nuit-là, je fus brutalement réveillé, plaqué au lit avec une pression énorme. Je sortis de mon corps par les reins, Ming Men (c'est la porte du destin, sous la deuxième lombaire pour ceux qui connaissent). J'étais un point conscient dans l'espace ambiant, qui voyait mon corps physique comme endormi mais de l'extérieur. Je voyais, j'entendais. Je répondais à des questions médicales que je n'entendais pas mais que je pouvais reconstituer d'après mes réponses. Je fus projeté dans mon corps à la fin de l'entretien. J'eus très peur. Je ne dormis pas pendant les deux nuits suivantes. À la suite de cette expérience, je repris ma quête spirituelle que j'avais suspendue. J'étudiais le Bouddhisme, le Taoïsme et aussi le Christianisme à la recherche d'explications : Qu'est-ce que je fais sur Terre et pourquoi?

Je me mis aussi au qi gong avec un moine taoïste. Nous sommes en 2010. Un jour, il nous dit : "Vous les occidentaux, vous êtes trop dans le mental, vous oubliez de vivre". Cette phrase détonna comme un éclair en moi. C'est vrai, on travaille, on étudie beaucoup dans les livres, mais vit-on ce qu'on étudie? Je pris alors la décision de vivre ce que je lisais et notamment l'Evangile que je m'étais remis à lire. Je relisais ce qu'avait fait le Christ et comparais avec ce que je faisais dans ma vie. Le décalage était immense! Je pris alors la décision de faire du mieux que je pouvais pour Le suivre, notamment sur le pardon et la charité.
En parallèle des cours de médecine chinoise à Lyon, je suivais également des cours à Paris chez Philippe Sionneau. On sympathisa. Là, je rencontrais Eric, un homme comme moi qui touche à tout et qui cherche un sens à sa vie. On arrive donc début juillet 2010, j'ai 33 ans et demi. Je vais voir Eric chez lui. "Tiens, me dit-il, toi qui ressens bien les énergies, on va aller à Châtel-Montagne. Il y a une église du XII eme avec un chemin pour initiés, tu verras ç'est fort!".
Entendu! Je rentre dans cette église, parcours le chemin des initiés dans un certain sens, je prends mon temps. C'est vrai que c'est très puissant. Je lui décris ce que je ressens et puis à un moment je lui dis : "Tu vas rire, là à cet endroit, je viens de ressentir l'ouverture de deux portes très imposantes comme en pierre qui s'ouvraient à l'intérieur de mon coeur". Il me regarde étonné, puis me dit : "regarde ce qu'il y a derrière toi". Je me retourne. Je vois une statue du Christ avec Son Coeur ouvert (Le Sacré Coeur de Jésus). Je tressaille. Je ne comprends pas. Je remercie puis nous sortons.

Sur le chemin du retour, dans la voiture, Eric me dit : "Tu connais Maître Philippe de Lyon?". Je lui réponds que non. "C'est un guérisseur du siècle dernier", me précise-t-il. "Ah oui, lui dis-je, mon frère m'a parlé des guérisseurs dans les campagnes...". Il me coupe : "Non tu n'y es pas! Il a fait les mêmes miracles que le Christ". Je m'étonne et reste pensif : "J'irai regarder sur internet". À mon retour chez moi, je me connecte sur internet et constate effectivement ce que m'avait dit Eric. Je me mets à pleurer : "Impossible me dis-je, c'est impossible... Mais alors tout ça, l'Evangile, le Christ, c'est vrai!". Pour le Christ et l'Evangile, j'entendais les arguments que oui, c'était il y a 2000 ans oui, les gens avaient peut-être exagéré ce qu'il s'était passé oui, l'Evangile avait peut-être été modifié ou falsifié comme le pensent beaucoup oui, si tu veux... mais là c'était au siècle dernier! J'ai même connu par la suite une partie de la famille de Jean Chapas, le disciple bien-aimé du Maître.
Le Maître affirmait que l'Evangile n'avait pas été falsifié (Vie et Paroles page 107) : "Dieu ne l'aurait pas permis", disait-il. Le Maître était enterré au cimetière de Loyasse à Lyon. Les jours suivants, un combat s'engagea en moi : "Il faut que j'y aille". Cet homme était venu sur Terre pour donner des preuves, pour rappeler que l'Evangile c'est vrai, que le Christ c'est vrai!
Il faut que j'y aille, il faut que j'y aille pour le remercier. Mais tu n'as pas idée des voix qui surgissaient dans ma tête : "Que vas-tu faire là-bas? Lui est pur et toi non". Je sais, mais c'est décidé, j'y vais!
Je tremble, j'y vais à reculons. Mon coeur bat vite. Je n'ai même pas pris le temps ce jour-là de vérifier où était la tombe dans ce grand cimetière. Tant pis. Si je dois la trouver, on me guidera. J'avance dans l'allée centrale tournant la tête de gauche à droite... très anxieux. Une voix me dit alors "tout droit", quelques pas puis me voilà devant. Je suis très anxieux. Je fixe son nom sur la tombe. Je ne sais plus ce que j'ai fait. Et d'un coup, mon corps se met à vibrer. Des pieds à la tête, progressivement puis de plus en plus fort. Mes entrailles se mettent à vibrer très fortement, ainsi que ma langue. C'était très impressionnant. J'étais heureux! Je me disais que le Maître devait savoir là-haut que je ressentais l'énergie et il me faisait un signe... Mais subitement, je me surprends à me confesser devant Lui. Il me rappelle une erreur de jeunesse. Je reconnais. Ces vibrations intenses ont duré une heure! Je remerciais, j'étais enthousiasmé!!! "C'est incroyable ce que cet homme a fait pour moi", me dis-je.
J'étais à des années-lumière de prendre conscience de ce que j'avais réellement vécu ce jour-là.

Les jours passent. Eric m'avait parlé d'une médium sur Lyon en relation avec le Maître. Le Maître lui était apparu dans sa chambre. Elle lui avait dit : "T'es qui, toi?". Il n'avait pas répondu. Elle ne sut qu'après. Un autre combat s'engage en moi. Je dois aller voir cette femme. Elle me mettra en relation avec le Maître, je pourrais le remercier face à face. Je m'imaginais que le Maître allait prendre corps en elle et parler comme s'il s'était incarné. Il faut que j'y aille!
Je ne peux pas raconter tout ce qui s'est passé. Ce fut au-delà des mots. J'ai beaucoup pleuré, j'ai remercié. Je ne comprenais pas. Je me souviens c'était un mercredi de février 2011 vers 11H. J'avais une grippe sévère que je traînais depuis une semaine, pas moyen de l'extirper avec mes aiguilles d'acupuncture. Mais vers 13H, je m'installe dans mon salon pour poncturer des points. Soudain surgit du Ciel un torrent d'énergie. Mon corps vibre. Je sens les méridiens du poumon et du gros intestin comme jamais. Emerveillement! Le Maître est en train de me guérir! D'un coup mes mains se mettent à vibrer très fortement et pendant longtemps. Jusqu'à présent je comprenais ce qu'Il faisait mais là pourquoi actionner les paumes de main pour soigner une grippe? La séance s'arrêta d'un coup sec. Tout redevint normal, j'étais guéri. Le lendemain, je faisais une séance d'acupuncture à ma femme. Je me mis à localiser un point et aussitôt stupéfaction... je comprends tout! Je crie de joie : "Le Maître..., le Maître, Il a changé mes mains!". En posant le doigt sur ce point, je me mis à sentir des sensations nouvelles, notamment les méridiens d'énergie des êtres. Je pouvais les guider dans leur ressenti. Extraordinaire! J'étais devenu clair-sensible.

Les jours passèrent. Entre les mois d'avril et mai 2011, je devais me rendre à Paris pour un stage de médecine chinoise. J'ai l'habitude de dormir chez les frères Marianiste à Anthony (Paris). C'est Frédéric qui m'a fait découvrir cette grande demeure. Leur chapelle est extraordinaire. Quand je suis rentré pour la première fois, je me suis senti chez moi. Ce jour-là, comme à mon habitude, je viens pour me recueillir. Je vais au pied de la Croix qui est assez grande. Il y a une représentation du Christ dessus. Je Le regarde. Soudain des rayons puissants sortent de Son coeur et viennent taper sur ce qu'on appelle le troisième oeil. Je n'ose plus bouger. Cela dure un certain moment, peut-être quinze minutes et tout s'arrête brusquement. Je ne comprends pas... Je recule, ma tête se tourne vers la gauche, fixe un point invisible dans l'espace et je dis : "Mais Seigneur, pourquoi moi? Moi, je ne suis rien". Une voix grave et pleine d'autorité résonna : "Tu l'as dit". Silence...
Je réalise, je me dis en moi : "oui, c'est vrai que je ne suis rien". Il s'en suivit une discussion brève que j'ai oubliée. Je remerciais. J'étais loin d'imaginer pourquoi le Christ avait fait cela.

Les mois passèrent. J'avais recommencé à lire les Evangiles et les apocryphes aussi, notamment l'Evangile de Philippe et Thomas. A cette époque, je m'intéressais aussi aux cristaux. Certains pouvaient, disait-on, faciliter l'ouverture à la dimension christique. Lors d'une séance que je me fis avec un certain cristal, je fus emmené très loin. J'entendais la voix d'une femme, elle disait s'appeler Myriam. Elle me racontait qu'à son époque, j'étais un de ses disciples.
Les jours passèrent. J'achetais l'Evangile de Myriam de Magdala. A la maison mon corps se mit à vibrer avec douceur. "Ça alors!", me disais-je. Je pouvais par la suite distinguer à l'aveugle ce livre de n'importe quel autre car mon corps vibrait dès que je le prenais. Il y eut aussi l'Evangile de Philippe qui fit vibrer mon corps mais beaucoup plus tard. Un jour, je m'allongeais pour me reposer dans l'après-midi avec l'Evangile de Myriam de Magdala sans faire de rapprochement. Brusquement, je fus ravi en esprit. J'avais devant moi une très belle femme, la trentaine avec de très beaux cheveux roux très denses qui flottaient dans le vent, un ciel étoilé derrière elle. Elle rayonnait de bonheur, de paix et de lumière. Elle avait un vêtement bleu foncé, cintré, qui remontait jusqu'au cou. Elle me souriait avec ses grands yeux remplis d'Amour. Puis au bout d'un certain temps, je revins à la réalité de ce monde. J'étais heureux, j'avais vu Myriam de Magdala. C'était bien elle la voix féminine que j'avais eue pendant le voyage avec le cristal. Certaines nuits, je m'endormais en mettant cet Evangile sous l'oreiller. J'avais le sentiment de l'avoir près de moi.
Les jours passèrent. Un après-midi, je vais me reposer. Je reprends l'Evangile de Myriam de Magdala pour tenter d'en percer les mystères, mon corps se met à vibrer doucement. Je le lis puis m'endors. Au réveil, je fus soudain ravi en esprit. J'avais la même vision : Elle était de nouveau devant moi, toujours aussi souriante et lumineuse. Plus tard, le 22 juillet 2013 pour la remercier je pris ma voiture en direction de la Sainte Baume, lieu où elle avait vécu la fin de sa vie. Ce fut la première fois que je sentis dans mon coeur l'Amour venant d'une femme d'en haut, venant du Féminin Sacré!

Les mois passèrent et arriva le 24 décembre 2012. C'était un lundi. Ce jour-là, je sors, pas lavé, pas rasé, en jogging pour chercher mon pain à la boulangerie près de l'église. A quelques mètres de là, une voix grave pleine d'autorité me dit : "Va à l'église". Je tressaille. J'achète mon pain puis m'y rends en pensant être seul comme d'habitude. A ma grande surprise, je vois deux prêtres dont un que je connaissais de vue et un troisième homme qui devait sûrement être en phase d'apprentissage. J'arrive un peu avant l'Eucharistie. Je suis confus. Je me mets sur le côté droit de l'église derrière un pilier pour ne pas gêner. Puis vient la communion, je m'avance, je me sens poussé délicatement vers le corps du Christ. Le prêtre décontenancé, pas du tout content de cet imprévu, me lance un : "Vous communiez?" très sec avec une pointe d'énervement. "Oui!!!", lui dis-je avec fermeté. Après la communion, je reviens à ma place, troublé. Je sens l'hostie, le Corps du Christ, se dissoudre en moi. Mon corps vibre. C'était la première fois que je ressentais quelque chose quand je communiais! La célébration continue puis vient la Coupe et le Sang du Christ. Ils communièrent ensemble sans me la proposer. A la fin de cette célébration, le prêtre vint me voir, les deux autres restant en retrait. Il me dévisagea, m'adressa quelques mots, je répondis avec courtoisie. On se fixait intensément du regard. J'avais envie de lui dire : "Vous ne devinerez jamais qui m'a envoyé ici"... Il ne m'aurait pas cru. Je retournais alors chez moi à pied. Puis sur le chemin, je dis au Christ : "Tu sais, ce n'est pas grave s'ils ne m'ont pas invité, je leur pardonne. Après tout, je ne vais jamais à la messe, je ne suis pas catholique, alors pourquoi m'auraient-ils invité?". Silence...
Cette nuit du 24 au 25 décembre 2012 vers 22h, j'étais dans mon lit mais ne dormais pas. Soudain, je fus ravi en esprit. Je rentrais en vision. Je vis le corps du Christ devant moi distinctement, surtout le torse... nu. Puis une fente horizontale s'ouvrit lentement au niveau de Son coeur sur plusieurs centimètres, de Sa droite vers Sa gauche. Son Sang coulait...
Cela a duré un moment, puis subitement je revins dans la vie réelle. Je suis incapable de décrire ce que je ressentais. J'ai mis beaucoup de temps à comprendre ce que cela signifiait. Il m'avait donné Son Sang!

Quelques jours passèrent. Durant mes prières, des croix de Lumière furent apposées sur différents chakras, sûrement des protections.
Puis un soir, je fus de nouveau ravi en esprit. Je vis le Christ en gloire, immense, vêtu de Lumière. Il y avait beaucoup de monde (nous étions très petits par rapport à Lui). Il marchait triomphant sur un long tapis parmi nous et nous Le regardions avec admiration. Mais alors que j'avais le Christ en face de moi, mon regard fut attiré sur Son chapeau! Je m'exclame : "Mais, Il a le même chapeau que le pape!!!". J'aurais dû dire que le pape avait le même chapeau que Lui! Une sorte de grande mitre de Lumière. Subitement je revins à la réalité de la vie sans comprendre la signification de cette vision.

Quelques jours après en me reposant sur mon lit vers le milieu de l'après-midi, je fus de nouveau ravi en esprit. J'étais face à face avec Lui, yeux dans les yeux mais je ne sus qu'après que c'était Lui. Quelques dizaines de centimètres nous séparaient. Je Lui disais : "Qui es-Tu?". Silence...
J'entendais dans le fond une voix qui blasphémait. Puis au bout d'un certain temps, sur ma gauche, une deuxième vision : Je distinguais un homme sur une croix qui se débattait, tournait sa tête de droite à gauche, de gauche à droite avec force : Il reniait le Satan. Mon regard fixa de plus en plus cet homme, puis de plus en plus, puis de plus en plus intensément et tout à coup ce fut une révélation brutale : "Mais c'est moi! Oui, c'est bien moi!!!". Le doute n'était plus permis, j'étais désemparé, je me disais : "Mais qu'est ce que je fais sur une croix?".
Je voyais cet homme, je me voyais, moi, me débattre comme je pouvais, crucifié sur une croix. Puis cette vision disparut. Le visage qui était en face de moi s'avança, plongea dans le mien, m'embrassa, se retira de moi et me dit : "Merci".
Son visage disparut. À cet instant, en une fraction de seconde, je perçus distinctement un serpent vert qui tournait autour de ma tête. Je sus alors qui blasphémait pendant cette vision.
Je ne sus que bien plus tard que c'était le Christ que j'avais eu en face de moi ce jour-là. Je restais vivement impressionné, le Seigneur qui est TOUT, m'avait remercié... moi qui ne suis rien!
J'avais aussi une réponse à la question que j'avais lancée au Christ dans la chapelle d'Anthony chez les frères Marianiste : "Mais Seigneur, pourquoi moi?".

J'ai eu d'autres visions par la suite. Je fus notamment emmené par une licorne blanche à la porte du Royaume dont nous parle le Christ. Tout était ténèbres en dehors de ce Royaume. Il y avait une immense croix de Lumière qui faisait office de fenêtre et guidait la licorne et moi-même sur le chemin. Grâce à cette croix, on voyait distinctement des remparts qui semblaient près à imploser, tellement cette Lumière venant de l'intérieur était dense.
Tu sais, il y a une licorne sur la façade du mur de la cathédrale Saint Jean à Lyon. Il y avait des initiés à cette époque...

Les mois passèrent. Je me mis à apprendre l'Ave Maria et le Pater Noster mais je n'allais toujours pas à la messe malgré de nombreux essais. Je me mis surtout à faire le chapelet de la Très Sainte Vierge Marie quotidiennement. J'avais vu Myriam, j'avais vu Le Christ. J'avais vu aussi le Maître qui m'avait sauvé d'une impasse.
En parallèle des chapelets, je récitais la petite prière du coeur, prière orthodoxe, que j'avais lue dans : Récit d'un pèlerin russe que mon ami Sylvain m'avait fait découvrir: "Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur". Un jour, je me mis à la réciter pendant 2 heures et c'est là que l'Esprit Saint sous la forme d'une colombe, comme Jean-Baptiste l'a décrite, est apparue derrière mon front...

Mais je n'avais toujours pas vu Celle que j'embrassais sur une petite statue de Lourdes quand j'avais de très bonnes nouvelles : la Très Sainte Vierge Marie. Et puis un jour, je fus exaucé. Je L'ai vue, de dos. Elle priait devant un écran noir. L'écran était là car je n'étais pas autorisé à voir ce qu'il y avait derrière. Une voix me dit qu'Elle priait la Sainte Trinité. Je remerciais.
Par la suite, j'eus d'autres visions d'Elle. Je n'ai jamais vu Son visage, mais je L'ai vue à côté de moi, parfois dans un manteau de Lumière. Une fois, j'entendis le timbre de Sa voix lorqu'Elle récita le chapelet avec moi. À cet instant, je compris qu'Elle était vraiment comblée de grâce. Cette voix, douce, est au-delà des mots. C'est vraiment La Maman qui était présente près d'un de ses enfants. J'ai reçu de très nombreuses grâces de la Très Sainte Vierge Marie.

En juin 2013, je m'étais inscrit à un pèlerinage à Jérusalem. J'avais reçu le Sang du Christ, je me devais de faire un geste remarquable à mon petit niveau. Je décidais donc de marcher dans Ses pas en Israël et d'aller sur le Saint Sépulcre Le remercier.
Durant ce voyage, le Seigneur m'a tellement donné!!! J'ai eu la Grâce de ressentir ce qu'Il avait vraiment ressenti ce jour-là à Gethsémani avant son arrestation. Il a vraiment pleuré ce jour-là, Son Âme était vraiment remplie de tristesse.
Il faut que tu saches que dans ton coeur se trouve un trésor. Il y a un être qui vit en toi, que tu portes comme une femme porte son enfant. Cet être c'est le vrai "Moi" qui doit s'éveiller. Dans ton coeur, il y a aussi le Christ qui peut y venir et te parler. Tu entends alors une voix qui jaillit du coeur. Là, Dieu te parle! C'est très impressionnant.
La première fois que cela m'est arrivé, c'était sur mon lieu de travail lors de l'examen du Bac. J'étais surveillant de couloir. Une élève est arrivée en retard, prise de panique, elle fit une crise de tétanie. Comme j'étais dans le coin et que je faisais de la médecine chinoise, je la pris en charge. Elle avait autour du cou une médaille de la Très Sainte Vierge Marie, j'en fus ému. Je priais pour que le Ciel nous aide : "Seigneur, regarde la médaille! Aide-nous pour qu'elle aille mieux. Si telle est Ta volonté".
Après quelques minutes, elle était d'une étonnante tranquillité, on discutait, je lui disais d'aller reprendre l'examen : "Non, je suis bien ici avec vous", me confiait-elle. Ce n'est que quarante minutes après qu'elle reprit l'examen, détendue. Je revins m'asseoir à ma table. Je priais afin qu'elle puisse composer dans de bonnes conditions. C'est à ce moment que cette voix est sortie de mon coeur pour la première fois, une remarque puis un silence...
J'ai bien tenté de regarder mon coeur, de lui parler mais aucun mot ne sortit. C'est Maître Philippe de Lyon qui m'enseigna beaucoup plus tard d'où venait cette voix.
Les heures passèrent puis la jeune fille sortit de l'examen une demi-heure avant la fin, ne comprenant pas ce qui se passait, car d'après elle, elle avait toujours du mal à finir. Je fis mine d'être étonné et gardais le silence...
À Gethsémani, c'est cet être dans mon coeur qui avait ressenti ce qui s'était passé il y a plus de deux mille ans.

J'ai essayé beaucoup de chemins avant d'en arriver au Christianisme. Mais en parallèle de cette voie qui m'attirait, une autre m'intriguait : celle du Bouddhisme. J'avais d'ailleurs expérimenté la technique Vipassana. J'avais même obtenu deux communications succinctes avec le Bouddha au travers une statue de lui. Mais je ne comprenais pas.
Cet être voulait lui aussi libérer l'humanité par sa philosophie et sa technique Vipassana mais cela semblait contraire à l'Evangile car il niait l'existence de l'âme et le "Je" personnel.
Un jour, je demandais au Ciel : "Qui est le Bouddha?". J'entendis une voix me répondre : "Le Bouddha est un archange qui s'est incarné pour guider une partie de l'humanité". "WAOUH, respect... ", me dis-je. "... Oui mais guider vers où?", dis-je. Silence...

Je m'étais intéressé aussi à l'ouverture de la Kundalini. Dans les milieux ésotériques pas moyen de passer à travers. Les gens n'ont que ce mot à la bouche. Une sorte d'énergie enroulée dans la région du coccyx, était censée après bien des techniques de purification se réveiller, prendre la forme d'un serpent, monter le long de la colonne vertébrale, atteindre le coronal et c'était l'Eveil. Mais de nouveau, je ne comprenais pas.

En parallèle, j'étais vivement intrigué par le baptême dans l'Esprit Saint et cette phrase de l'Evangile de Jean : "Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est Lui qui baptise dans l'Esprit Saint", avait dit Dieu à Jean le Baptiste (Jean 1-33). Mais là encore, je ne comprenais pas.

Durant ce pèlerinage en Terre Sainte, j'avais tous les jours des Grâces au-delà des mots. À Jérusalem on dormait chez les soeurs. Le jeudi 26 décembre 2013, le Ciel me lève vers 5h30. Je récite le chapelet de la Très Sainte Vierge Marie et celui de la Miséricorde Divine. Le soleil se lève sur Jérusalem. À la fin de la récitation une voix me suggère de m'allonger et me dit : "Demande".
Spontanément, je dis : "Seigneur, baptise-moi dans l'Esprit Saint". Silence...
Je commence à réciter, en continue et en moi, la petite prière du coeur : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur".
Cela dure quelque temps. Puis mon corps se met à trembler... De très fortes secousses! Un ange, comme un aigle, vint prendre mon esprit. Je récite toujours la prière. À partir de cet instant, je suis conscient de mon corps comme si j'étais dedans, alors que je suis hors de mon corps tenu par cet ange qui m'emmène dans des lieux inconnus. Il y a de belles forêts, de très beaux paysages.
Alors que je découvre ces contrées, mon corps vibre, tremble intensément, je suis tétanisé mais récite toujours la prière. Au bout d'un certain moment, je sens une colonne de feu puissamment monter de mon coccyx puis le long de ma colonne vertébrale. Je vois les deux lobes de mon cerveaux s'écarter sous la pression, la colonne de feu jaillit par le milieu du cerveau comme un volcan qui entre en éruption. Mon corps vibre toujours très intensément... Je récite toujours la prière. Je vois une sorte de lave en fusion sortir entre les deux lobes et des morceaux qui éclatent sous la pression, mais pas de douleur. Cela dure un certain temps. Puis l'Esprit Saint jaillit subitement comme une colombe magnifique et me grave le front de l'intérieur.
Après Son départ, j'entends une voix qui blasphème près de moi, je sais qui c'est. Je redeviens conscient peu après, émerveillé par ce que j'avais vécu. Je remercie sincèrement.
Je savais que le serpent avait falsifié beaucoup de choses, mais quelle fut ma surprise quand je vis que le baptême dans l'Esprit Saint avait aussi été falsifié par le serpent. Ce que j'ai vécu m'était connu sous le nom de Kundalini sauf qu'à la fin ce n'est pas le Saint Esprit sous forme de colombe qui surgit mais l'emprise sous la domination du serpent...

Après mon retour de Jérusalem, je continuais toujours ma quête spirituelle comme mon ange gardien me l'avait dit quelques mois auparavant : "Poursuis ta quête!".
Cependant je ne comprenais toujours pas qui était le Bouddha. Je ne peux pas tout raconter mais ce fut dans la nuit du 22 au 23 février 2014 que tout a basculé. À 5h33 précisément. Je vis le Bouddha, face à face, yeux dans les yeux. Il est imposant et extrêmement puissant. Je décidais au matin de jeter la statue que j'avais de lui. Son nom d'archange m'a été révélé au Viêtnam sur les îles Cham.

J'ai eu beaucoup de révélations et de grâces au Viêtnam. Je vécus une anecdote époustouflante à Hoi An dans ma chambre d'hôtel.
Ce matin-là, j'ouvre les volets. Je vois sur la chaise de la terrasse une grosse blatte couchée sur le dos. Elle agonise. Je fus saisi d'un mouvement de recul, puis je pensais à l'enseignement du Maître. Il avait insisté sur le fait de ne pas juger les êtres que Dieu avait fait, qu'il fallait aimer tous les êtres de la nature... et donc la blatte que j'avais devant moi.
Je m'approche. J'essaie de la remettre sur ses pattes, mais elle n'a aucune force et chaque tentative se solde par un échec. Elle se retrouve sur le dos systématiquement. Je lui donne par le biais d'une feuille un peu de rosée du matin mais sans succès. Je décide alors de communiquer par télépathie avec elle. J'avais déjà fait cela pour des animaux et des plantes. Cela ne fonctionne pas toujours mais pourquoi ne pas essayer?
"Que puis-je faire pour toi?", lui dis-je. J'entends une voix : "Tu ne peux rien faire pour moi". Je suis à la fois heureux et agacé. Heureux parce que ça marche, agacé parce que je n'accepte pas cette fatalité. J'essaie plein de trucs. Rien! Je fais une prière en faveur de cette pauvre blatte puis je pars avec ma femme au petit déjeuner. Le sort de cet animal nous préoccupe. De retour à la chambre, je reviens à la charge. Je ne peux pas la laisser comme ça. J'avais ramené avec moi une banane avec l'espoir qu'elle en mange un peu. Je la retourne une nouvelle fois et miracle! elle tient sur ses pattes, très affaiblie. Je repense à la prière et remercie le Ciel. Je découpe un petit morceau de banane, le mets à disposition de ces mandibules. Je fixe sa carapace, son armure qui fait office de corps. Je me dis qu'une telle bête de 1.80 mètre devant moi me tétaniserait de peur. Puis soudain, elle se recroqueville et s'agrippe à la banane. Elle mange! Je suis émerveillé de voir sa mâchoire bouger. Elle mange! Un petit moment se passe, je sens qu'elle reprend des forces. Ca va mieux.
Subitement une idée me traverse : "Regarde-là dans les yeux, face à face", ce que je fis. J'ai eu du mal car les yeux sont petits. Je tente à plusieurs reprises sans succès. Soudain, nos yeux se rencontrent. Ses yeux sont petits, tout ronds. Je vois alors une vague d'Amour immense arriver vers moi. J'avais l'impression de voir plein de paquets d'ondes en cercles concentriques m'entourer. Personne, je l'affirme, personne, incarnée dans la matière ne m'avait donné autant d'amour que ce petit animal dont j'essayais de sauver la vie et qui l'avait bien compris. J'étais tellement transporté. Mon coeur s'est ouvert. J'avais une envie brûlante de le prendre dans mes bras, de le serrer très fort, de l'embrasser! Mais il était tellement petit que j'avais peur de le blesser...
Puis cette démonstration d'amour inconditionnel s'est brutalement arrêtée. La blatte s'est recroquevillée pour reculer et se cacher dans une rainure de la chaise. L'habitude avait repris sa place. La peur de l'inconnu, la méfiance devant un être qu'on ne connait pas. J'avais eu ce privilège d'avoir assisté à un moment où enfin on laisse tomber les armures et les masques et où on ose aimer avec tout ce que cela a de plus beau.
Je laissais ce petit animal reprendre le cours de sa vie et je me mis à penser. Toutes les épreuves et les expériences qu'on vit sont envoyées par Dieu, le Père, pour éveiller notre conscience vers un être meilleur, en tout cas pour ceux qui le souhaitent. Quelle pouvait bien être la signification de cette expérience?
Subitement je fixe l'icône du Christ. Je repense à l'Evangile selon Philippe : "la perle jetée dans la boue n'en perd pas pour autant sa valeur... aux yeux de son propriétaire" (Planche 110) et je réalise : "Seigneur, la perle dans la boue..., la blatte... c'est moi!!! Ce jour-là dans une allée de Lyon j'ai rencontré un homme, je Lui ai envoyé tellement d'Amour sans savoir qui Il était"...
Tout se bousculait dans ma tête. Je repensais aussi à cette question : "Mais Seigneur, pourquoi moi?" puis à Myriam de Magdala et soudain je réalisais ce qu'avait dit le Christ à Myriam : "À cause de cela je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour". (Evangile de Saint Luc 7-47). Je comprenais.

Les jours passèrent. Tous les jours, je faisais mes deux chapelets. J'avais compris. J'avais compris que le Christianisme n'était pas un empilement de techniques comme on en voit par centaines sur internet ou dans d'autres religions. J'avais compris qu'on n'avait pas besoin de payer pour recevoir tel ou tel don, telle ou telle ouverture de tel ou tel canal. J'avais compris que dans le Christianisme, quelles que soient les possibilités hors du commun que tu as, tu trouveras toujours sur ta route une personne qui a les mêmes possibilités que toi et souvent bien plus que toi sans être passée par le Christianisme. Dieu l'a voulu ainsi. J'avais compris que le Christianisme, c'est avant tout la famille unie et retrouvée! C'est la seule religion où l'emblème de la famille est présent : La Vierge et l'Enfant!
Alors j'ai tout abandonné. Finie la recherche que je faisais avec les cristaux, la recherche de l'ouverture de canaux... terminée. J'ai dit au Ciel : "Je veux retrouver ma famille!".

J'avais effectué cette dernière prise de conscience avant de partir à Jérusalem. J'avais découvert sur internet un Viêtnamien, Marcel Van, un homme remarquable. Il jouait sur les genoux du Christ étant petit! Il avait demandé pour grande soeur spirituelle Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus!
"Ce gars est génial!", m'exclamai-je. Moi aussi, j'aimerais bien avoir une grande soeur. Je pense à Myriam. Je l'avais vue la première, elle m'avait accompagné. Je fais ma demande au Ciel. Silence...
Puis le lendemain, le remords me prend. Je me dis que j'ai sûrement usurpé une place qui ne me revient pas, que je ne mérite pas un tel honneur. Je refais ma formulation au Ciel et me rétracte. Silence...

Les mois passent, puis vient ce pèlerinage à Jérusalem. Ce jour-là, on avait rendez-vous à l'église Saint Jérôme. De hautes personnalités du Vatican s'étaient déplacées, l'église était bondée. J'avais pris mon temps pour y entrer. Il avait neigé à Jérusalem quelques jours avant notre arrivée, du jamais vu! Je prenais des photos dans la cour intérieure et j'entrais. Il n'y avait aucune place assise hormis celle devant moi. Je ne pouvais m'asseoir que là.
Je m'y installe, regarde admiratif les lieux d'un tour de tête qui se termine à ma droite nez à nez devant un grand et magnifique tableau de... Myriam de Magdala. Je suis étonné, je la regarde face à face, yeux dans les yeux, puis j'entends une voix féminine : "Bonjour p'tit frère!". Silence...
Je souris. Je comprends. La joie m'envahit : "Bonjour grande soeur", lui dis-je en la regardant avec admiration... Elle avait accepté!

De retour de mon pèlerinage, les mois passèrent. Nous sommes le 25 mai 2014. C'est un dimanche, jour de la fête des mères. Je suis embarrassé. Dois-je dire à la Très Sainte Vierge Marie : "Bonne fête Maman!" parce qu'Elle a été maman à son époque? Ou dois-je Lui dire : "Bonne fête Maman!" parce qu'Elle est notre maman d'après l'interprétation de la lecture de l'Evangile de Saint Jean : "Femme, voici ton fils. Jean, voici ta mère"?
Ce jour-là, je me dirigeais vers l'église de mon quartier en me demandant ce que j'allais bien pouvoir dire. Et puis juste en arrivant devant la statue de la Très Sainte Vierge Marie, toujours pensif, j'entends Sa voix qui me dit avec douceur : "Tu peux M'appeler Maman".
Je reste muet. Je ne peux pas croire ce que je viens d'entendre. Je suis devant la statue de la Très Sainte Vierge Marie, debout face à face. Je La regarde yeux dans les yeux comme Elle, et le Christ, me l'ont appris. Je ne dis rien. Puis, comme à mon habitude, je commence à réciter mon chapelet "Je vous salue Marie...". Et là, une voix masculine, ferme mais douce me coupe :"Maman. Je vous salue Maman". Je ne comprends pas. Je recommence :"Je vous salue Marie", je suis coupé net : "Maman. Je vous salue Maman". Cela s'est répété trois fois. À la troisième fois, je dis : "Je vous salue Maman" et là mon corps se met à vibrer de joie... "Alors, c'est vrai, Tu veux que je T'appelle Maman", Lui dis-je.
C'est étrange. Je suis à la fois ému et en même temps je trouve cela normal, comme si pour moi Elle avait toujours été la Maman que je cherchais, Celle qui m'accompagnait discrètement dans ma vie, que j'embrassais souvent dans mes victoires. Toi qui me lis, si tu es maman toi aussi, ne t'inquiètes pas. Elle est aussi ta maman. Dieu ne t'a permis de vivre dans ta chair la maternité que pour que tu expérimentes la joie et les épreuves d'aimer inconditionnellement un être qui s'incarne dans ton ventre, qui t'a choisi toi, avec ton accord, pour que tu deviennes sa mère. Mais en aucun cas, tu es la vraie maman, celle qui a donné naissance à l'esprit (et non le corps de chair) qui habite ce corps que tu as mis ou que tu vas mettre au monde. On pourrait dire la même chose de la paternité. Les parents selon la chair permettent l'incarnation dans ce monde. Mais nous avons tous un unique Père et tous une unique Mère selon l'Esprit. À la fin de mon chapelet, je remerciais sincèrement. Je contemplais le visage de la statue de la Très Sainte Vierge Marie, puis spontanément je Lui dis : "Quel est ce sort si puissant que j'en ai oublié jusqu'à ma propre Mère?". Silence...

Au 25 mai 2014, j'avais retrouvé ma soeur, j'avais retrouvé ma Maman, mais pas encore mon Père. C'est le 3 août, en pleine montagne, au lieu où j'avais entendu le timbre de voix de notre Maman pour la première fois que la rencontre eu lieu. Ce matin-là, je récitais le chapelet de la Très Sainte Vierge Marie. Comme le Ciel me l'avait appris, je regarde soit notre Maman sur les Ave Maria, soit le Christ sur les Pater Noster, face à face, yeux dans les yeux.
Au moment où je récite un Pater Noster, je fixe cette icône du Christ, yeux dans les yeux. J'entends une voix masculine douce et ferme qui me dit de m'approcher et de regarder encore plus près. Je m'approche... "Encore plus près"... Je me rapproche de nouveau... "Encore plus près"... Nos visages ne sont séparés que de quelques centimètres à peine. Je me sens bouleversé, quelque chose se passe mais je ne sais pas quoi. Spontanément je dis à voix basse et lentement : "Qui es-Tu?". Silence...
Je sais que c'est l'icône du Christ que j'ai en face de moi mais à cet instant quelque chose d'inhabituel se passe. Je suis comme absorbé. "Qui es-Tu?", dis-je une nouvelle fois. Silence...
Le temps passe, je suis comme absorbé par ce visage qui est en face de moi. "Qui es-Tu?", dis-je à nouveau puis j'entends : "Ne Me reconnais-tu pas?".
J'avais l'impression d'être un amnésique profond qui à la suite d'un coup puissant aurait perdu toute mémoire de mon passé et puis sur cette phrase tout se révélait. Je suis toujours absorbé par ce visage que je contemple puis un passage de l'Evangile arrive à mon entendement : "Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe? Qui me voit, voit le Père" (Jean 14-9).
Je réalise ce qui se passe. Je me mets à pleurer. Je viens de retrouver mon Père. Je Le regarde et de nouveau je Lui dis spontanément : "Quel est ce sort si puissant que j'en ai oublié jusqu'à mes propres Parents?". Silence...

Jean 14: 6-9 : "Moi, Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi. Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père; Dès à présent, vous le connaissez et vous l'avez vu". Alors Philippe (l'Apôtre) Lui dit : "Seigneur, montre nous le Père et cela nous suffit". Jésus lui dit : "Voilà si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe? Qui m'a vu a vu le Père".

Oui, Père, maintenant je sais.
En Christ,
Leroux Philippe           Le 08 décembre 2014.