IV - Une Notion Fondamentale : Les Clichés ( .pdf )

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Avertissement: Plus tu acquiers des connaissances, plus tu deviens responsable de tes actes et plus tu devras répondre plus tard de ce que tu as fait ou pas. Aussi la lecture de ce qui suit est strictement interdite à moins que tu sois réellement désireux de vouloir avancer spirituellement car tu ne pourras plus faire marche arrière.

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Maître Philippe de Lyon enseignait la notion de cliché à ceux qui assistaient à ses séances. Des phrases dites par le Maître furent couchées sur papier par les auditeurs. C'est à partir de leurs témoignages que nous pouvons avoir une idée de ce qui fut transmis.

Le cliché est une notion capitale qui explique beaucoup, beaucoup de choses. Même si cela te paraît au-delà de ton ouverture d'esprit et semble contraire à ce que tu vis, il pourrait être judicieux d'étudier le concept de près afin d'affiner ta compréhension des choses divines.
Le Ciel m'a permis d'avoir accès à certains clichés, notamment de mon existence. Il est magique de constater que le cliché nous donne l'impulsion de faire les choses et nous accompagne de très près. De ma toute petite expérience, le cliché arrivait dans mon dos par ma droite et imprégnait effectivement l'arrière de la tête, le cervelet a priori...

1) Qu'est-ce qu'un cliché? Ce qu'il faut retenir:

Les clichés sont des images, des films plus ou moins longs, qui existent depuis le commencement. Ils se fixent sur la matière qui leur est assignée et la font bouger. Les clichés sont intelligents et peuvent circuler, voyager, se croiser, passer l'un à travers l'autre sans se voir, sans se gêner. Ils sont les moteurs de tout ce que nous faisons. Nous ne pouvons rien créer, ni imaginer sans la permission de Dieu. Les clichés régissent nos actions et notre imagination. Personne ne peut se soustraire aux clichés et tous, nous subissons leur actions soit en les acceptant soit en les refusant. Là est notre libre arbitre qui reste très relatif.
Tous, nous devons subir les clichés sauf les êtres libres. Tout est écrit mais tout peut-être modifié à condition que cela soit utile.

2) Extraits de citations de Vie et Paroles pour mieux comprendre

2-1) Le cliché : moteur de nos actions et de nos paroles.

(Page 131) : "Rien ne peut naître ici... que si de l'autre côté cela existe. Nous plantons un arbre; s'il meurt, c'est que le cliché de l'arbre n'était pas là quand nous l'avons planté."

On voit qu'on a le libre arbitre de planter un arbre mais si cela n'est pas en adéquation avec ce qui a été prévu depuis le commencement l'arbre ne peut continuer à vivre.

(Page 131) : "Tout ce qui se fait, tout ce qui arrive a été créé depuis le commencement. Chaque chose est représentée par une image; où elle s'arrête, la chose se passe; puis elle va plus loin et la même chose se reproduit, car il y a beaucoup de terres comme la nôtre... Ainsi un homme est dans le pré, il travaille dix heures pour le faucher. Ces dix heures sont inscrites depuis le commencement; quand elles se sont écoulées ici, elles vont plus loin, sur une terre semblable à la nôtre, où il y aura un homme qui fauchera un pré pendant le même nombre d'heures." (19/11/1894)
"On peut donner à ces images le nom de clichés."


(Page 133) : "... Mais si vous venez à vous promener dans une voiture et à rencontrer le cliché d'un accident, votre voiture tourne. Si ce cliché rencontre un train, c'est un déraillement; deux tramways, une collision. Tout dépend de l'endroit où on se trouve... Vous ne pourriez même pas parler si le cliché de vos paroles n'était pas derrière votre tête."

On voit bien que le cliché interagit avec la matière et avec notre corps de matière pour le faire aller dans un sens ou dans un autre. Les clichés ont plus ou moins de force et se présentent à nous avec plus ou moins d'intensité.

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2-2) Formation d'un cliché; Ce à quoi il peut donner accès.

Le médium peut avoir accès à certains clichés de tous les jours. Le passé ou le futur peut être perçu grâce aux clichés. Il n'y a donc aucun hasard comme on le croit quand on vit encore dans l'illusion. Il y a juste illusion d'un hasard ambiant et illusion d'une liberté.

Maître Philippe de Lyon confiait à Sédir, un de ses proches, ce qui suit :

(Les Réponses Page 33) : "Tout est illusion, mais l'Evangile ne le dit pas; je ne dois donc pas le dire, bien que tu le comprennes superficiellement; je ne l'aurais pas dit à tout le monde. Quand on rêve, c'est un illusion, et pourtant c'est réel. Il viendra un plan où tout sera réel, où toute la réalité s'évanouira, et on croira avoir révé."

Il y a vraiment illusion d'un hasard ambiant et d'une liberté et pour la très grande majorité d'entre nous ceci est encore inconcevable. Pourtant je peux témoigner; tout est agencé à l'instant près!
Admire ce qu'est une intelligence infinie qui contrôle tous les êtres non libres, aussi nombreux soient-ils, depuis le commencement, pour les emmener de la captivité vers la libération et insensiblement vers la perfection.

(Page 132) : "Tout existe dans l'ambiant, à l'état photographique. Quand un événement doit se produire, il vient de toute l'immensité des molécules pour constituer un cliché. Quelques personnes peuvent jouir d'un don de perception de ces clichés. Celles-là verront se présenter, plus ou moins vivaces, ces clichés, et selon leur vivacité, elles concluront que tel événement doit se produire à telle époque. Les clichés sont vivants et peuvent être évoqués et rendus sensibles à notre intelligence." (24/02/1902)

(Page 134) : ... "Voilà comment une bonne voyante pourra vous dire qu'une maison sera bâtie là ou ailleurs. C'est que déjà le cliché est là qui attend pour s'attacher à l'esprit d'un architecte qui sera capable de le saisir. L'architecte sera fier de l'idée qu'il s'attribuera, sans savoir qu'il n'est qu'un instrument." (24/02/1902)

On perçoit le mécanisme utilisé inconsciemment par les vrais voyants. Ils ont accès, du moins partiellement, à quelques clichés. Mais il leur est très souvent difficile d'être précis à cause des rideaux qui ne permettent pas de voir les choses telles qu'elles sont puisque ces rideaux ne sont jamais levés ou très peu.

On perçoit aussi que l'être humain non libre, c'est-à-dire nous tous pour l'instant, n'est qu'un instrument du cliché. L'architecture n'est qu'un exemple. Mozart recevait aussi les clichés de ses partitions; Einstein recevait aussi les clichés de la théorie de la relativité. A une époque donnée, certains clichés sont présents plus que d'autres. Voilà pourquoi certaines découvertes se font à telle époque plutôt qu'à une autre!
Quand je travaillais à l'Institut de Recherche Mathématiques de Rennes, j'ai eu l'occasion de rencontrer de nombreux chercheurs sur des domaines très différents. Au cours de discussions, beaucoup m'ont confié leur étonnement que des collègues a priori dans des endroits très différents du monde aient découvert tel ou tel théorème quasiment en même temps.
Maintenant, c'est évident! Le cliché du théorème ou du nouveau champ en mathématiques à faire émerger est là et quelques-uns sont aptes à le transcrire sur papier afin qu'il devienne accessible à tous.
Nous ne sommes pas les créateurs du cliché mais ses instruments. Notre mérite est, par notre travail, d'avoir su capter ce cliché afin qu'il s'attache à notre cervelet plutôt qu'au cervelet d'un autre.

Maître Philippe de Lyon précise :

(Page 134) : "L'homme ne crée rien, il trouve ou retrouve. Un inventeur est celui qui retrouve une idée; un autre peut chercher durant sa vie entière et ne rien trouver; mais son travail n'a été perdu ni pour lui ni pour l'humanité et, si un autre rencontre par hasard l'idée qu'il cherchait depuis si longtemps, cela peut tenir à ce qu'antérieurement cet être avait lui-même pris l'idée ou l'invention d'un autre travailleur inconnu..." (24/04/1898)

On perçoit donc qu'il faut rester très modeste devant ce qu'on retrouve puisqu'on ne crée rien, on a juste l'illusion de créer. Notre travail est de concrétiser le cliché que nous avons accepté et de le faire passer dans la matière!

(Page 135) : "Les fibres qui sont dans notre cerveau et qui sont croisées joue le rôle de lentille. Dans chaque cellule, de même, il y a une lentille qui permet à la lumière du cliché d'être reçue et fixée. C'est là un secret que la physiologie ne connaît pas. Au fur et à mesure que l'homme travaille et évolue, ses organes se perfectionnent et deviennent aptes à recevoir des clichés de plus en plus parfaits. C'est ainsi qu'un homme entre les mains de qui ont mettra du verre fondu ne fera pas une carafe parfaite, telle qu'on lui en présente le modèle; mais quand il aura assez travaillé, ses organes deviendront capables de percevoir le cliché de cette carafe, et la matière, qui obéit toujours, s'organisera à devenir cette carafe, peut-être même perfectionnée..."

L'explication qui suit donne une meilleur idée du cliché : Lors d'une séance, Maître Philippe de Lyon fait vivre la notion de cliché aux participants. Ils deviennent alors spectateurs d'une partie de la bataille de Waterloo. C'est comme au cinéma mais en plus troublant... comme si on y était.

(Page 132) : "Nous avons pu vous donner une idée des clichés de la bataille de Waterloo, comme si cette journée mémorable se fut passée en votre présence et sous vos yeux... Vous vous rappelez les cris, les grincements de dents des malheureux blessés? N'avez-vous pas senti la poudre brûlée et vu sa fumée?... le roulement des tambours, les coups de canons et la fusillade?... Le cliché de Waterloo n'est pas mort; il a été fait au commencement et durera toujours, en se modifiant il est vrai, mais il est vivant et n'a pas été crée seulement pour nous, mais aussi pour d'autres peuples, d'autres mondes et d'autres terres. Lorsque la bataille fut terminée, le cliché alla sur une autre planète où une autre guerre éclata avec les mêmes coups de canon..." (08/12/1902)

J'ai vécu une chose semblable, mais concernant ma propre vie, en priant devant une icône du Christ. Le Ciel m'avait reproché une action que j'avais commise. Je ne voyais pas où était mon erreur. Je demandais. C'est alors que le cliché, le bout de film, m'est apparu devant les yeux. Je me suis revu comme si on m'avait filmé. J'ai vu mon erreur, c'était incontestable. J'ai demandé pardon et dans les jours qui ont suivi j'ai réparé ma faute.

(Page 133) : "Les clichés passent, agissent et continuent leur route en allant déterminer dans d'autres planètes des actions analogues. On peut aussi rappeler un cliché et faire revivre un acte du passé. Tout est cliché, et le cliché c'est la vie. Les clichés sont exactement grandeur naturelle."

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2-3) Puissance des clichés

(Page 134) : "Tout être devant le cerveau duquel des images se présentent ne peut par lui-même, se soustraire à l'obligation de penser et d'agir, tandis que celui pour qui ces images sont comme suspendues est incapable d'aucune action, même de penser." (24/02/1902)

J'ai vécu deux fois un arrêt net de mon être. Je ne peux raconter la première fois car c'est bien au-delà de la compréhension humaine pour l'instant. La deuxième est beaucoup plus accessible. J'étais en colère après un copain. La journée était passée et je n'avais pas eu le temps de faire ma prière quotidienne. Je décide donc d'aller à mon chevet pour prier.

Maître Philippe de Lyon avait dit qu'il ne faut pas avoir de griefs contre personne quand on prie car alors cela nous condamne. Je n'avais plus en tête cette remarque, elle ne m'est revenue qu'après. Je suis donc près de mon chevet, je regarde l'icône du Christ dans les yeux, je m'incline et fais mon signe de croix. Et au moment où je veux commencer ma prière, il m'est impossible de parler. Je reste comme suspendu. J'essaie plusieurs fois mais rien, impossible de sortir le moindre son de ma bouche. C'est alors que je me souviens de la remarque du Maître. (Quand tu sauras qui est vraiment Maître Philippe de Lyon, tout deviendra clair).

J'étais émerveillé... plusieurs fois le Christ m'avait montré qu'il pouvait agir sur mon corps à distance. Cela m'a désarmé, dans ma tête je Lui ai dit que je pardonnais à cet ami. J'ai alors pu retrouver l'usage de ma parole et réciter ma prière.

Le mécanisme utilisé est clair. Le Christ a "suspendu" le cliché de mes paroles et je fus incapable de parler. En pardonnant, je n'avais plus aucun grief; je pouvais ainsi prier sans que cela me condamne.

Je sais que cela est difficile à saisir. Petit à petit, à mon tour, j'essaie de te transmettre ce que j'ai appris pour que tu puisses avancer sur un chemin plus aplani. Or il te faut savoir que moins tu es dans l'ignorance, plus le Ciel sera exigeant avec toi. Plus tu auras accès à ce qui est caché et plus tu seras responsable de tes actes...

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2-4) Le Libre Arbitre : Des Clichés... Pour Apprendre!

(Page 285) : "Dieu nous a confié le Bien et le Mal; à nous de faire triompher le Bien..." (02/10/1905)

(Page 137) : "L'homme est libre d'accepter ou de refuser un cliché. Mais cette liberté est relative et le résultat final est toujours là. S'il refuse le cliché du Mal, il subira quand même la souffrance comme s'il l'avait reçu. Ce n'est pas la vraie liberté. Celui-là seul est libre qui peut faire tout ce qu'il veut sans rendre compte à personne.
Cependant la récompense du travail fait avec cette liberté très relative est si grande, Dieu nous donne si généreusement pour ce petit effort qu'au lieu de nous révolter, nous devrions être confus de reconnaissance."


Il te faut savoir que notre âme, pour la très grande majorité, est encore très jeune. La récompense finale, au fur et à mesure que nous grandirons, nous est dévoilée encore par Maître Philippe de Lyon : Être assis à la droite de Dieu fait homme, donc du Christ, à la tête d'un appartement. Rappelle-toi que dans l'Evangile le Christ nous apprend qu'il y a beaucoup d'appartements dans la maison de son Père.

(Vie et Paroles Page 264) : "L'homme n'est rien par lui-même jusqu'à ce qu'il ait acquis sa liberté." (13/01/1897)
"Il peut alors commander à son corps et ordonner à tout l'univers. Il est placé à la droite du Christ, à la tête d'un appartement, et il peut faire ce qu'il veut; mais il ne fait que la volonté du Père."


Il doit te sembler maintenant évident qu'à la charge d'un tel ministère, on ne peut pas mettre n'importe qui... puisqu'il se doit de représenter Dieu, d'où le travail et les épreuves à endurer pour acquérir la sagesse nécessaire.

Tu commences peut-être à percevoir qu'un cliché est puissant. Sa force dépend de qui l'envoie. Quand Maître Philippe de Lyon dit : "S'il refuse le cliché du Mal..." on comprend que les clichés prévus dès le commencement sont envoyés par les deux parties, les Ténèbres et la Lumière.

Voilà pourquoi le Christ, Dieu fait homme, savait que Pierre n'aurait pas la force psychique de lutter contre le cliché qui allait forcer celui-ci à Le renier trois fois. De même pour Judas.

Voici ce que dit le Christ à ses apôtres après sa résurrection. Cela fut rapporté par Maria Valtorta dans une de ses visions.

(Jésus apparaît aux dix apôtres. Tome 10, chapitre 13 :) Qui êtes-vous ? Mes continuateurs. Oui. Vous l'êtes malgré votre égarement. Que devez-vous faire ? Convertir le monde au Christ. Convertir ! C'est la chose la plus difficile et la plus délicate, mes amis. Le dédain, le dégoût, l'orgueil, le zèle exagéré sont tous très nuisibles pour réussir. Mais comme rien ni personne ne vous auraient amené à la bonté, à la condescendance, à la charité, pour ceux qui sont dans les ténèbres, il a été nécessaire -- vous comprenez ? -- il a été nécessaire que vous ayez, une bonne fois, brisé votre orgueil d'hébreu, de mâle, d'apôtre, pour faire place à la vraie sagesse de votre ministère, à la douceur, à la pitié, à l'amour sans arrogance ni dégoût.

Ces clichés étaient faits, entre autres, pour briser leur orgueil. Parmi les apôtres, seul Judas n'a pas reconnu l'évidence comme on pourra le lire dans les visions de Maria Valtorta. Son aveuglement l'a conduit au suicide et bien plus. On reviendra sur ce fait dans la discussion sur la résurrection et la réincarnation.

Maître Philippe de Lyon nous enseigne qu'il ne faut pas dire du mal de qui que ce soit car nous sommes tous enfants du Père, même si tous après L'avoir renié, d'où la chute originelle, ne sont pas encore revenus vers Lui.

Il y a longtemps dans le centre ville de Lyon, je discutais avec une bonne connaissance à moi de Judas et de l'Evangile de Judas. Je ne me rappelle pourtant pas avoir été offensant mais j'ai dû dire quelque chose de déplacé.
Il faut que tu saches qu'une de mes arrière grand-mères m'a laissé un crucifix en bois d'environ 23 cm de long. Ce crucifix était debout, solidement placé, il ne pouvait pas bouger. De plus, il y avait des icônes et des images autour. Ce jour là, les fenêtres étaient fermées; il n'y avait personne. Quand je suis revenu chez moi, j'ai retrouvé le crucifix couché dans une position qu'il n'aurait jamais pu avoir en tombant tout seul! Les icônes et les images de papier autour n'avaient pas bougé... Nous sommes tous enfants du Père, y compris Judas.
Je te laisse le soin de méditer sur ce que j'ai vécu...

Maître Philippe de Lyon nous le dit aussi clairement :

"Matez-vous si vous ne voulez pas que le Ciel vous mate."
"Si Dieu ne nous avait pas beaucoup aimé, il serait trop tard depuis mille huit cent cinquante six ans." (Tirées du livre Les Réponses de Maître Philippe Page 101.)


Ce chiffre que Maître Philippe de Lyon nous laisse n'est sûrement pas anodin...
Le Père éduque ses enfants et les fait pousser droit. Il faut se pénétrer que Dieu est Amour Inconditionnel; certes, mais Amour Inconditionnel ne signifie pas Faiblesse Inconditionnel! En mourant sur la Croix, Dieu fait homme n'a pas fait preuve de faiblesse mais d'Amour Inconditionnel...

Les clichés servent donc aussi à notre formation pour que notre âme devienne adulte.

(Page 267) : "Nous ne sommes encore qu'à l'état embryonnaire; c'est pour cela qu'il ne faut pas être vaniteux." (17/05/1897)

Le Maître évoque ici l' "âge" de notre âme et pas l'âge de notre corps de chair dans cette incarnation.

(Page 267) : "L'égoïsme est la racine de tous les vices; l'orgueil en est une branche. Lorsque l'orgueil grandit, il arrive un moment où l'individu devient stupide." (18/02/1902)

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2-5) Les Clichés : Discerner entre Le Bien et Le Mal

(Page 135) : "...Tout ce qui arrive est cliché. Il se présente et aussitôt tout contribue à le reproduire matériellement. L'homme qui connaîtrait son existence pourrait le faire venir, le renvoyer, l'avancer ou le retarder et ainsi, en le contrariant, supprimerait ou amoindrirait des malheurs." (24/04/1898)

(Page 136) : "...Mais il sera permis à quelques-uns d'arriver dans le monde où leur voix sera entendue des clichés. Pour cela il faut du temps, de l'amour du prochain; et cela se résume en un mot : le Ciel demande seulement qu'on ait confiance en Lui. S'il nous est donné de les voir et de les entendre, il faut payer et payer plus qu'on ne peut."

Pour le Ciel, la monnaie utilisée pour payer n'est pas le dollar... mais la souffrance. Le Ciel ne nous fait pas souffrir par plaisir mais pour nous faire comprendre, à travers le vécu dans notre chair, tel ou tel concept.
Par exemple, le concept de brûlant est difficile à expliquer à des êtres qui ne se sont jamais brûlés, pense aux très jeunes enfants par exemple. Une fois qu'ils se sont brûlés tout devient clair. La compréhension par le vécu est beaucoup plus profonde que la compréhension par l'explication.

(Vie et Enseignement de Jean Chapas Page 88) : "Il est toujours permis de donner des conseils à plus jeune que soi, c'est même un devoir et cela quand même on saurait qu'ils ne sont pas suivis. L'enfant auquel on défend de toucher le feu, le touchera quand même et il n'y a que quand il se sera brûlé qu'il ne le touchera plus car il saura par expérience que la flamme brûle."

De même la tentation de brûler quelqu'un peut être grande. Si tu passes à l'acte, tu vivras à un moment ou un autre la situation miroir et tu seras brûlé dans les mêmes conditions car le même cliché que tu as accepté pour passer à l'acte te sera retourné. Petit à petit, nous apprenons et nous comprenons, petit à petit nous allons vers la vraie sagesse. Sans la vraie sagesse, il paraît inconcevable de manipuler des clichés.

Tu commences peut-être à percevoir qu'il ne peut y avoir de hasard et que tout est calculé, millimétré. Rien ne peut arriver si le cliché n'est pas présent. Le coq de l'Evangile ne pouvait pas chanter avant qu'il ait reçu le cliché de chanter! Voilà pourquoi il chante juste après le troisième reniement de Pierre et non pas plusieurs minutes ou plusieurs heures après.

Maître Philippe de Lyon poursuit sur le Bien et le Mal :

(Page 137) : "Il nous vient à l'idée de mal faire, c'est une image, un cliché plutôt, qui s'arrête derrière notre cervelet. Si nous luttons contre cette idée et que nous ne commettons pas la mauvaise action, le cliché s'éloigne de nous et va trouver plus loin une autre personne. Mais, comme nous avons lutté contre lui, il a perdu de sa force, il est déjà moins fort lorsqu'il se présente vers elle, et, si cette personne en fait de même et ainsi de suite, le Mal se bonifie et devient Bien. Voyez comme nous ferions du bien si nous luttions contre le Mal qui se présente à nous." (19/11/1894)

(Page 342) : "Comment progresserait le Mal s'il n'allait chez personne? Car le Mal ne doit pas être détruit, mais transformé en Bien." (30/07/1903)

Cette phrase est capitale et explique beaucoup, beaucoup de choses. Le rôle de l'homme n'est pas de détruire le Mal mais de transmuter le Mal en Bien et cela se fait par l'intermédiaire des clichés. Chacun de nous lutte ou non avec le cliché qu'il reçoit. Chacun de nous refuse ou accepte les clichés qui nous viennent soit de la Lumière soit des ténèbres. Cela peut être merveilleux comme cela peut être dramatique.

Prenons le cas des maladies par exemple. Cela va très loin, parfois sur plusieurs générations :

(Page 289) : "Une maladie peut durer plusieurs vies et n'être pas terminée à la mort de l'homme. Il faut que le mal soit changé en bien."

(Page 269) : "Les maladies ne sont pas des punitions. Dieu ne punit pas. Ce que nous appelons châtiment ou punition n'est qu'une difficulté logiquement attachée à nos actes précédents."

En effet, en acceptant les clichés que nous aurions dû refuser nous détruisons petit à petit nos corps invisibles et notre corps de chair visible. Rappelle toi que le cliché est vivant et donc peut créer du dégât! Il nous appartient donc de transmuter le mal qu'on a fait en bien pour reconstruire nos corps et être moins sujet aux maladies. Mais l'origine des maladies peut être beaucoup plus complexe :

(Page 290) : "C'est une erreur de croire que les maladies sont héréditaires. Ce qui est héréditaire, c'est le mal moral commis par un membre d'une famille, lequel est obligé de revenir payer sa dette ou expier sa faute...

(Page 290) : "Parfois dans une même famille tous les enfants sont atteints de la même maladie. C'est une façon de payer les dettes. L'Evangile vous dit bien que les petits-enfants paieront les dettes des grands-parents jusqu'à la cinquième génération et quelquefois jusqu'à la septième." (16/04/1896)

Ce qui montre que nous sommes tous liés. Le mal commis par un membre de la famille peut avoir des répercussions sur tous. C'est ce qu'on appelle le karma dans d'autres cultures. C'est très dur à admettre, j'en suis conscient. Allons plus loin. Le Ciel nous enseigne qu'il ne faut pas dire de mal d'autrui. Tu perçois maintenant que celui qui t'a blessé n'a pas eu la force de refuser le cliché et est passé à l'acte. Pour reprendre le vocabulaire militaire que Maître Philippe de Lyon affectionne, on fait tous partis du même bataillon pour lutter contre les forces du Mal. Quand un frère se retourne contre toi, c'est qu'il a été vaincu par ces forces-là. Voilà pourquoi Maître Philippe de Lyon dit qu'il faut prier pour celui qui vous a offensé... afin de le libérer autant qu'on peut des chaînes qu'il a acceptées. C'est TRES dur à comprendre mais il faut petit à petit nous pénétrer que nous sommes sur Terre, par notre faute, dans un immense champ de bataille entre le Mal et le Bien, soumis aux clichés des deux camps, avec le libre arbitre comme seule force pour la grande majorité d'entre nous.

Voilà pourquoi il ne faut pas juger l'autre aussi, car beaucoup, beaucoup de situations que nous vivons ne sont que des situations miroirs. On a eu beaucoup, beaucoup d'incarnations passées. Souvent, les gens me disent : "c'est bizarre, j'ai l'impression de revivre les mêmes choses, les mêmes situations pénibles..." par exemple au travail ou dans le couple, des situations de déjà-vu. Je sais que c'est intolérable à entendre mais il y a de fortes chances que tu vives une situation miroir. Par exemple, dans tous les jobs que tu as eus jusqu'à maintenant, tu tombes sur des patrons qui te harcèlent, surtout toi et pas ou peu les autres. Dans cette incarnation tu es la victime. Mais dans une autre incarnation passée, il y a de fortes chances pour que tu aies été bourreau. Le Ciel ne te juge pas, c'est toi-même qui te juge en vivant les situations miroirs. Et comme nous le dit l'Evangile, du jugement que tu jugeras, tu seras toi-même jugé!!! Vois la puissance des clichés et comment ils nous permettent de devenir meilleurs. Il n'y a qu'en vivant les choses qu'on peut comprendre; lire dans les livres est plus qu'insuffisant.

(Page 136) : "... Jamais un cliché ne s'arrête. Il vient derrière la tête d'un individu, près de son cervelet, et l'homme cherche, est inquiet; souvent il ne trouve pas. Le cliché part alors et vient le cliché du découragement. Si l'homme le repousse, le cliché initial revient, et l'homme retrouve. Quelquefois il faut plusieurs existences pour cela. Je n'ai jamais vu qu'une fois un cliché s'arrêter; il est resté près de trois quarts d'heure près d'un individu, parce qu'il fallait que l'être qui figurait dans ce cliché, un assassin, subît encore la peine d'assister aux paroles prononcées par l'homme."

(Page 137) : "Un cliché se présente à vous. Vous avez cru que c'était mal et vous l'avez repoussé. Or cela n'était pas mal. Il se présente une seconde fois avec plus d'intensité. Vous résistez encore. De même une troisième fois. Faites bien attention, car, si vous le repoussez, il ne reviendra plus et quand, plus tard, vous le désirerez, vous ne pourrez plus l'avoir."

On perçoit dans la dernière phrase que le désir d'avoir telle ou telle chose peut ou non amener un cliché en adéquation avec ce désir. Le cliché, s'il est accordé, va nous faire vivre telle ou telle expérience afin que nous puissions en tirer tel ou tel enseignement de vie.

(Page 138) : "Tous doivent subir les clichés sauf les êtres libres. Tout est écrit et cependant tout peut être modifié; mais pour obtenir un changement, il faut que cela soit utile."

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3) Ce que nous rapporte Sédir sur Maître Philippe de Lyon

Ce qui suit est rapporté par Sédir, l'écrivain mystique, et peut-être trouvé pages 22-23 dans le livre Les Réponses de Maître Philippe mis en forme par Philippe Colin. Cela te donnera une idée plus précise de qui est vraiment le Maître. Evidemment, tu te dois de ne rien révéler...

"Au mois de mai 1903, au cours d'une conversation sur la politique européenne, je lui rendis compte de ce que l'on disait de lui en Russie : qu'il était médium, qu'il évoquait les esprits et les défunts avec le Tsar et la Tsarine, etc.

"Pour un million, je ne voudrais pas que ces campagnes de presse et ces attaques n'aient pas eu lieu. D'ailleurs, je n'ai pas besoin de tant d'affaires pour que les phénomènes se produisent; je peux te faire venir tout de suite, ici, le Tzar Alexandre et te reproduire l'empoisonnement du Comte Mouraview; je peux faire revenir non seulement l'esprit des gens, mais aussi leur corps."

"Et soudain, l'aspect de la pièce changea, tout disparaît, et apparaît le cabinet du Ministère de l'Intérieur russe; un domestique apporte le plateau à café; un homme en uniforme entre, verse quelque chose dans les tasses et disparaît; puis le Ministre entre, s'assoit, boit le café tout en écrivant, puis fait les gestes d'un homme empoisonné. J'ai entendu prononcer quelques paroles en russe, vu le ministre essayer de se lever pour appeler, et retomber mort dans son fauteuil."

"J'avais vu déjà, [poursuit Sédir], en 1902, les apôtres saint Pierre et saint Paul paraître une minute au commandement dans la cour de la maison de la rue Tête d'Or."



Maître Philippe de Lyon a confié à quelques-uns de ses proches ce qui suit:

(Les Réponses Page 21): "Les êtres qui m'auront connu et qui n'en feront rien iront se suicider à un moment donné."

(Les Réponses Page 21): "Je te défends de dire qui je suis."

Surtout ne prie en aucun cas le Maître, il l'a dit lui-même à Sédir :

(Les Réponses Page 28) : "Non ne t'adresse pas à moi dans tes demandes adresse-toi directement au Ciel, j'entendrai mieux."

(Vie et Paroles Pages 41-42) : "Cela ne me fait rien que vous m'en vouliez; vous pouvez ne pas m'aimer du tout, je vous aime pour deux. Ce que je vous demande seulement, c'est d'aimer votre prochain comme vous-mêmes." (10/06/1894)

Quand tu sauras qui est vraiment le Maître, tout deviendra clair...